Homme âgé souffrant de la canicule à Lyon, en juin 2022.
La Métropole de Lyon suffoque en ce mois de juin brûlant : prenez vos précautions ! Crédit Freepik

Alors que le Rhône vient d’être placé sous vigilance orange par Météo France, les autorités locales s’efforcent d’accompagner les plus fragiles dans leur quête de fraîcheur. Alors que le mercure devrait s’approcher des 40 degrés ce samedi, le Grand Lyon a actualisé sa carte interactive recensant les lieux frais pour permettre aux habitants de la métropole de faire face aux affres de la canicule.

Après un premier épisode pénible en mai, la canicule est déjà de retour. Et ce dans des proportions bien plus élevées. Le mercure s’affiole, et tous les départements de la région ont été placés en vigilance orange ce vendredi 17 juin, hormis l’Ain, la Savoie et la Haute-Savoie, toujours en jaune.

La métropole lyonnaise va battre ce week-end des records de chaleur pour cette époque de l’année. Ce samedi, le thermomètre devrait y dépasser largement les 35 degrés, situation appelée à perdurer durant plusieurs jours. On sait, avec le réchauffement climatique, que ces épisodes vont se généraliser à l’avenir. Ce qui n’empêche pas de prendre toutes les précautions possibles pour se prémunir des méfaits de la chaleur sur la santé. C’est dans cet esprit la Métropole de Lyon a réactualisé sa carte interactive des lieux frais, en ligne depuis une semaine. Cet outil recense les 869 points d’eau potable (fontaines, toilettes…), 358 lieux identifiés comme frais (sites de baignade, galeries marchandes, musées, bibliothèques) et les 1219 parcs et jardins du Grand Lyon. Autant de sites où tenter de trouver refuge pour rafraîchir son corps et éviter ainsi des conséquences néfastes pour la santé.

Canicule : “une situation qui peut devenir dramatique”

“Aujourd’hui (17 juin, NDLR) nous n’en sommes qu’aux prémices de ce qui pourrait nous arriver”, confirme ainsi Pascal Blanchard, le vice-président délégué à la Santé de la Métropole de Lyon. “Nous sommes à l’aube d’une situation qui pourrait s’avérer dramatique”, s’alarme l’élu métropolitain. Sa plus grande crainte ? “Que cet épisode perdure ou se reproduise en juillet et en août, lorsque les personnels soignants, déjà en proie à une lourde pénurie, seront en vacances”.

Inédite par sa précocité, la vague de chaleur est particulièrement difficile à supporter en ville. Lyon, selon Pierre Athanase, vice-président métropolitain chargé de l’environnement, serait même “la ville d’Europe qui a subi la plus forte augmentation de températures ces dernières années”. Une évolution inquiétante qui devrait donner des ailes à la stratégie urbanistique des élus écologistes du Grand Lyon. “Nous devons transformer la métropole pour l’adapter au changement climatique”, plaide ainsi Béatrice Vessilier, vice-présidente déléguée à l’urbanisme. “Nous voulons bâtir une ville perméable, végétalisée, où il fait bon vivre et ce sans climatisation, qui réchauffe l’extérieur ! Il faut construire et rénover autrement, en fonction de l’ensoleillement, de la ventilation, etc.”

Cet engagement, qui demandera du temps, devra également s’accompagner de priorités. L’un des objectifs de la carte interactive déployée par le Grand Lyon est justement d’identifier ”les zones qui manquent de fraîcheur pour permettre d’y remédier dans les opérations d’aménagement à venir”.

Consultez ici la carte des lieux frais dans la Métropole de Lyon.

A SAVOIR

On parle de canicule lorsque la température dépasse 35° le jour et ne descend pas en dessous de 20° durant trois jours consécutifs la nuit.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici