Un médecin prend en charge un bébé atteint de bronchiolite.
La bronchiolite, comme chaque hiver, s'attaque aux enfants de moins de deux ans : un tiers d'entre eux en sont victimes chaque année. ©Freepik

Dans son dernier bulletin hebdomadaire, Santé Publique France évoque une « nouvelle augmentation » des cas de bronchiolite en France, plongeant tout l’hexagone en phase épidémique. Comment protéger son enfant de la bronchiolite ? Quels sont les symptômes qui alertent et comment y faire face ? Rappel sur les moyens de préserver la santé de votre bébé.

L’épidémie de bronchiolite gagne en intensité. Santé publique France, dans son bulletin épidémiologique du 22 novembre, a publié la carte épidémique de la bronchiolite qui est… de plus en plus rouge !

En effet, toutes les régions de l’hexagone ont désormais atteint le stade épidémique. La région Auvergne-Rhône-Alpes, jusque-là épargnée, baigne dorénavant dans l’épidémie. Les trois seuls territoires encore considérés “sans alerte” sont la Corse, la Réunion et la Mayotte.

“4662 enfants de moins de deux ans ont été admis aux urgences pour bronchiolite, soit 18,6% des passages dans cette classe d’âge, contre 15,7% la semaine dernière”, détaille Santé publique France.

Malgré cette accélération, l’épidémie actuelle n’atteint pas en nombre de cas les proportions de l’année dernière. Un signe que l’épidémie de cet hiver est mois virulente que la précédente ? Un effet de la diffusion du nouveau vaccin Beyfortus, disponible depuis le 15 septembre en pharmacie? Il est sans doute encore trop tôt pour le dire.

Bronchiolite : quand faut-il s’inquiéter ?

nourrisson bronchiolite bébé
Face à une épidémie de bronchiolite précoce et de grande ampleur, certains signes doivent alerter. ©Freepik

Dès les premiers signes de difficultés respiratoires. Une consultation en urgence s’impose dans ce cas, en particulier chez les nourrissons de moins de six semaines, ou de moins de trois mois chez les prématurés. Certains symptômes doivent également alerter : des pleurs inhabituels, des temps de sommeil plus longs ou au contraire des insomnies, des vomissements, ou si l’enfant boit moins de la moitié de ses biberons à trois repas consécutifs.

La bronchiolite débute chez le nourrisson par des symptômes de rhume tels que des écoulements nasaux ou au contraire des encombrements, souvent accompagnés de toux légère. Dans la majorité des cas, les symptômes s’estompent de manière spontanée au bout de cinq à dix jours. La toux et les difficultés respiratoires peuvent toutefois persister durant deux à quatre semaines, selon les autorités sanitaires.

Bronchiolite : les bons gestes pour sauver bébé

La première chose est donc d’emmener bébé consulter un pédiatre, voire les urgences en cas de symptômes graves ou de fragilité du nourrisson (pathologies, malformations, prématurité…). En parallèle du traitement et des soins prescrits par le médecin, les autorités sanitaires recommandent quelques gestes simples pour favoriser la guérison de l’enfant et la libération de ses voies respiratoires.

  • Nettoyer le nez de l’enfant au moins six fois par jour avec du sérum physiologique.
  • Fractionner ses repas et préférer les petites quantité.
  • L’hydrater régulièrement en lui donnant de l’eau.
  • Aérer régulièrement toutes les pièces, en particulier celle dans laquelle il se couche.
  • Éviter de trop le couvrir et de trop réchauffer la pièce.
  • Le tenir loin des rejets de tabac, de cigarette électronique et autres fumées ou aérosols potentiellement dangereux.
  • Coucher l’enfant sur le dos en surélevant légèrement sa tête.
  • Ne jamais partager ses couverts, biberons et autres accessoires qu’il porte à la bouche, avant de les laver soigneusement.
  • Éviter les lieux publics en particulier les endroits clos (centres commerciaux, transports en commun, salles d’attente…).
  • Se laver régulièrement les mains, en particulier avant de s’occuper de l’enfant.
  • Pour faciliter l’amélioration générale de l’état du bébé, vous pouvez recourir à la kiné-respiratoire.
  • Enfin, respecter les gestes barrières, notamment le port du masque quand cela est nécessaire.

Pour rappel, les services des urgences sont réservées aux cas graves. En l’absence de symptômes sévères, consultez un pédiatre ou un médecin pour éviter d’engorger les urgences.

À lire également : Votre bébé a un rhume, le point sur les signes qui alertent.

À SAVOIR

Les décès des nourrissons imputables à une bronchiolite aigüe restent rares. Ils concernent en moyenne moins de 1% des cas. Les cas sévères concernent le plus souvent des enfants ayant des fragilités particulières, prématurés ou souffrant d’autres pathologies, de malformations notamment cardiaque.

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