Le Parlement a voté le report de la mise en accessibilité des lieux publics. Une décision qui fait grincer des dents les associations de défense des handicapées comme à Lyon (Rhône-Alpes).

FixĂ©es par la loi handicap de 2005, les Ă©chĂ©ances en matière d’accessibilitĂ© des Ă©tablissements recevant du public, les bâtiments d’habitation et des services de transport public de voyageurs n’ont pu ĂŞtre tenu du fait du retard accumulĂ©. Cette loi avait un objectif simple : rendre accessible aux personnes handicapĂ©es 100% des bâtiments publics. 10 ans après, seulement 40% des bâtiments ont reçu les amĂ©liorations prĂ©vues et les parlementaires se sont montrĂ©s favorables Ă  un report de l’échĂ©ance de 9 ans. Une dĂ©ception pour les associations dĂ©fendant l’accessibilitĂ© pour les handicapĂ©s.

Accessibilité des handicapés, le grand chantier

« Nous sommes un collectif collaborant avec les collectivitĂ©s locales et nous avons, contrairement Ă  des associations plus revendicatives, le sentiment qu’en 2015, les choses ne seront pas faites. Nous savons que ce sera extrĂŞmement compliquĂ© et que l’objectif 100% n’est clairement pas tenable, commente Eric Benon, prĂ©sident du Collectif des associations du RhĂ´ne pour l’accessibilitĂ© (Carpa). Nous partions de zĂ©ro et concrètement, tenir l’objectif aurait signifiĂ© mettre la France entière en travaux Â».
En ce qui concerne la région lyonnaise, la situation n’est pas aussi catastrophique qu’ailleurs. Cela dit, si tous les observateurs s’accordent à dire que des progrès et des efforts significatifs vers plus d’accessibilité ont été fournis, il reste beaucoup à faire.

Des infrastructures déjà en place à Lyon

La crĂ©ation du Carpa en 1990 avait permis d’anticiper les choses et de commencer Ă  agir, bien avant 2005. « En matière d’accessibilitĂ©, une commission spĂ©cifique a Ă©tĂ© organisĂ©e et a permis de rĂ©aliser de belles avancĂ©es. On observe que la MĂ©tropole de Lyon est dans une dĂ©marche d’action, ce qui est très bien. Mais on n’est pas encore au bout de nos rĂ©alisations », explique Eric Benon.

Une certaine impatience commence de poindre, mĂŞme si des amĂ©liorations ont permis de faciliter la vie des personnes handicapĂ©es, comme dans les transports publics de la MĂ©tropole lyonnaise. Nous avons de la chance Ă  Lyon, comparĂ© Ă  d’autres agglomĂ©rations en France. L’amĂ©nagement de la ville vers plus d’accessibilitĂ© se poursuit. On a dĂ©jĂ  la ligne D qui est amĂ©nagĂ©e, des Ă©quipements dans les stations. MalgrĂ© tout, il reste la moitiĂ© des bus Ă  Ă©quiper Â». Une mise aux normes qui risque de prendre plusieurs annĂ©es, au grand dam des associations lyonnaises.

A savoir

La loi du 11 février 2005 prévoit la mise en accessibilité de tous les établissements recevant du public pour le 1er janvier 2015. Pour ce faire, un agenda d’accessibilité programmé a été mis en place par le gouvernement. Cet agenda permet aux structures d’établir une programmation budgétaire des travaux à réaliser et suspend toutes sanctions en cas de non conformité aux règles d’accessibilité.

 

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