Visite pannier runacher jonage lyon
Agnès Pannier-Runacher visite le futur site de bio production de Jonage, près de Lyon ©V.Moncorgé

Le groupe allemand Boehringer Ingelheim a annoncé ce vendredi 8 octobre un investissement supplémentaire de 100 millions d’euros sur sa future usine biotechnologique de Jonage, près de Lyon (Rhône). Une annonce officialisée lors de la visite d’Agnès Pannier-Runacher, ministre de l’Industrie, sur le site industriel de l’Est lyonnais. Au total, ce sont plus de 300 millions d’euros qui seront mobilisés pour produire, à partir de 2023, des vaccins vétérinaires. Un investissement record pour l’un des plus importants chantiers de bioproduction en France.

Chantier Boehringer Ingelheim Jonage
A Jonage (Rhône), un investissement record pour l’un des plus importants chantiers de bioproduction en France ©Boehringer Ingelheim

Boehringer Ingelheim, l’un des principaux acteurs de la santé humain et animale en Auvergne Rhône-Alpes, a annoncé ce vendredi 8 octobre un investissement supplémentaire de 100 millions d’euros dans sa future usine biotechnologique de vaccins vétérinaires de Jonage (Métropole de Lyon). Cette bonne nouvelle a été officialisée lors de la visite d’Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie, sur le site industriel de l’Est lyonnais (Rhône).

Pour Jean Scheftsik de Szolnok, président de la division santé animale monde de Boehringer Ingelheim, cet investissement stratégique va renforcer en France l’expertise mondiale du groupe allemand sur les maladies infectieuses animales. ” Nous préparons ainsi une riposte aux prochaines épizooties, pour protéger la santé animale mais aussi significativement la santé humaine “.

De son côté, Agnès Pannier-Runacher a insisté sur l’importance de cet investissement de nature à “restaurer la puissance de la France en matière de santé animale“. Et de poursuivre : ” C’est une excellente nouvelle. Cet investissement permettra de renforcer les capacités françaises de bioproduction et de réponse aux maladies infectieuses en santé animale. Cela s’inscrit parfaitement dans les priorités du gouvernement en matière d’industrie de santé”.

 

Un méga chantier pour un enjeu planétaire

Jonage usine Boehringer
Du matériel high-tech pour produire des vaccins vétérinaires ©P.A

En juillet 2018, lors du Conseil Stratégique des Industries de Santé, Boehringer Ingelheim avait annoncé un investissement initial de 200 millions pour implanter son futur centre de production stratégique en santé publique vétérinaire. Trois ans plus tard, le groupe porte donc cet investissement à plus de 300 millions d’euros au cœur de l’écosystème lyonnais des vaccins et des sciences de la vie.

Le chantier de Jonage est l’un des plus importants en cours en matière de bioproduction en France. Cette usine high-tech devrait augmenter significativement les capacités de production de vaccins de Boehringer Ingelheim contre certaines maladies animales hautement contagieuses. C’est le cas notamment de la fièvre aphteuse et la fièvre catarrhale ovine. L’investissement record va aussi augmenter la capacité de stockage de banques d’antigènes dans la perspective de futures pandémies.

 

Une centaine d’emplois qualifiés sur le site de Jonage

Pannier Runacher Erick Lelouche
Agnès Pannier-Runacher et Erick Lelouche avec les industriels lyonnais ©P.A

« Nous pourrons anticiper encore plus efficacement les futures épidémies, en développant notamment des techniques combinant intelligence humaine et intelligence artificielle. Il sera possible d’analyser les évolutions des risques sanitaires en s’appuyant sur un réseau mondial de surveillance des maladies émergentes. Un savoir-faire dont la pandémie actuelle a souligné toute la dimension stratégique », a précisé Erick Lelouche, Président de Boehringer Ingelheim en France.

L’usine de Lyon-Jonage, dont l’achèvement des travaux et le début de production sont prévus début 2023, générera une centaine d’emplois hautement qualifiés.

 

A SAVOIR

Boehringer Ingelheim a investi plus de 500 millions d’euros en France lors des cinq dernières années. Présent à la fois en R&D et au plan industriel, le groupe souhaite renforcer son influence sur Lyon et sa région, avec la perspective d’en faire le futur hub européen en matière de vaccins vétérinaires.

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