Les hormones du bonheur : fille qui vole avec un ballon en forme de coeur.
Notre humeur, et notamment notre bonheur, doivent beaucoup à l'action de nos hormones ! © Pixabay

La dopamine est l’hormone du bonheur la plus populaire, mais elle n’est pas seule. En réalité, plusieurs hormones procurent un état d’allégresse lorsqu’elles sont sécrétées par notre organisme. La sérotonine, les endorphines, l’ocytocine… Chacune de ces hormones a son influence sur notre humeur, avec son mode d’action spécifique et sa manière d’être stimulée. Quelles sont leurs particularités ? Comment fonctionnent-elles ? Comment les stimuler ? Quelles sont leurs limites ? Explications.

Comment être heureux ? Pour répondre à cette vaste question philosophique, les conseils de développement personnel vous recommanderont de « stimuler vos hormones du bonheur ». Derrière cette astuce un peu floue se cache pourtant une véritable réalité médicale et scientifique. L’hormone du bonheur existe vraiment, et il n’y en a d’ailleurs pas qu’une seule, mais quatre, qui toutes participent à ce sentiment de bien-être.

Les hormones du bonheur, qu’est-ce que c’est ? 

Les hormones du bonheur sont en fait des « neurohormones ». En effet, elles sont produites par les cellules nerveuses de différents organes. Ces organes, qui varient pour chaque neurohormone, les sécrètent dans le sang pour qu’elles agissent sur tout l’organisme.

La dopamine, l’hormone du plaisir 

Aussi appelée « hormone du plaisir », la dopamine est sécrétée à chaque moment de joie. Une part de pizza, la réussite à un examen, le jour de paye, l’achat d’un nouveau vêtement… Dans ces moments qui donnent le sourire, le cerveau sécrète de la dopamine, mécanisme qui provoque une sensation agréable. Et le rôle de la dopamine ne s’arrête pas à cette sensation éphémère ! Cette neurohormone stocke l’information du plaisir, et donne envie au cerveau de retrouver ce sentiment.  

L’équilibre de la sérotonine

La sérotonine est produite à 95% dans le système nerveux de l’intestin. L’un de ses nombreux rôles consiste d’ailleurs à favoriser le transit. Mais plus généralement, elle apporte à l’organisme un certain équilibre, notamment avec la dopamine. Alors que l’hormone du plaisir concerne les pics de bonheur, la sérotonine, elle, contribue à procurer un sentiment de calme, d’apaisement. 

Les endorphines : après l’effort, le réconfort

Concernant l’endorphine, il faut parler au pluriel. En effet, il existe plusieurs types d’endorphines, les plus abondantes étant les béta-endorphines et les enképhalines. Ces neurohormones sont sécrétées par le cerveau pour leurs propriétés euphorisantes. Leur rôle est d’atténuer les douleurs morales ou physiques causées par un effort sportif, une douleur ou une situation stressante. Une fois libérées dans l’organisme, elles procurent une sensation de bien-être, voire même d’euphorie.

L’ocytocine, hormone de l’amour

L’ocytocine, aussi appelée « hormone de l’amour », est majoritairement produite par le cerveau, mais pas que ! Les producteurs d’ocytocine sont également les ovaires, les testicules et le pancréas. Cette neurohormone est sécrétée dans des moments de tendresse : lors d’un câlin, d’un échange avec des proches, d’un orgasme… Lorsqu’elle est produite, elle apaise l’individu et réduit son stress. L’ocytocine a un rôle bien particulier concernant une mère et son enfant. En effet, sa sécrétion « facilite » l’accouchement et crée un attachement solide lors de la tétée. 

Entre stimulation et addiction : comment trouver l’équilibre ?

Quels sont les moyens de stimuler ses hormones du bonheur ?

Pour stimuler les hormones du bonheur, il faut globalement favoriser les moments joyeux. Étant donné leurs différences, chacune est sécrétée pour des raisons qui leur sont propres. 

Dans les plaisirs courts mais intenses, c’est la dopamine qui sera concernée. Un fou rire, une musique préférée, un événement très attendu stimulera cette « hormone du plaisir ».

La sérotonine, très reliée à la digestion, sera boostée en consommant des aliments riches en glucides et en protéines tels que les produits laitiers, les œufs, les céréales, la viande, et d’autres. Évidemment, ne consommer que ces aliments serait nocif à la santé. Il est impératif de garder une alimentation variée, tout est une question d’équilibre.

Les endorphines sont produites lors d’une intensité physique. Ainsi, une session de course à pied, une séance de musculation, une relation sexuelle, motiveront les endorphines à se sécréter dans l’organisme.

Les temps de tendresse stimulent l’ocytocine. Ainsi, les instants câlins ou simplement de bonnes relations amicales et amoureuse aideront à sa production. 

La dopamine : gare au bonheur addictif !

Toutes les bonnes choses sont à consommer avec modération ! La dopamine y compris. 

Dans la culture commune, les drogues telles que le tabac, l’alcool, le cannabis et autres ne sont pas bonnes pour la santé. Même en cas de basse consommation de ces substances, elles sont nocives à l’organisme, et tout le monde le sait. En connaissant leurs impacts, l’inconscient essaye de s’en détacher. 

Ce n’est pas le cas pour la dopamine, neurohormone du plaisir. Comment se méfier d’un composé chimique qui apporte tant de bonheur à l’organisme ? Pourtant, la dopamine sécrétée par le cerveau dans un moment de plaisir a ses limites. En effet, l’organisme raffole de cette décharge de dopamine lancée lors de la pratique d’un sport, de la consommation d’un aliment ou d’un gain récolté sur un pari en ligne. L’individu sera motivé à recommencer, encore et encore, pour accéder à cette dose de dopamine. Ainsi, un plaisir innocent peut rapidement se transformer en addiction dangereuse. 

Pour prévenir cet aspect sombre de la dopamine, il est conseillé d’équilibrer ses sources de bonheur. Que ce soit pour les relations affectives, les activités sportives, la consommation de nourriture ou autres, il ne faut pas rester concentré sur une seule source de plaisir. 

À SAVOIR 

Les hormones du bonheur, lorsqu’elles sont sécrétées, diminuent le taux de cortisol dans l’organisme. Le cortisol, hormone du stress, peut être considéré comme l’inverse des hormones du bonheur.

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