Méningite : les nouveaux-nés particulièrement exposés

le 26 mars 2016 à 20h24
Bébé méningite
© Pexels
Forte fièvre, vomissements, fontanelle bombée... La méningite est l’ennemi juré des nourrissons de moins de trois mois. Au moindre signe d’alerte, il est essentiel de se rendre sans tarder aux urgences.
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La méningite néonatale (ou méningite du nouveau-né) est l’une des formes les plus redoutées de cette infection des méninges, l’enveloppe de la moelle épinière et du cerveau. Les bébés de moins de trois mois y sont en effet particulièrement sensibles, en raison de la faiblesse de leurs défenses immunitaires, mais également de la difficulté d’en distinguer les premiers signes. Les enfants prématurés ou au poids réduit (moins de 2 kgs) sont les plus vulnérables.
Rarissime mais aux conséquences potentiellement dramatiques, la méningite néonatale est principalement d’origine bactérienne, avec pour agents pathogènes les plus courants le streptocoque de groupe B (streptococcus agalactiae), l’escherichia coli et la listeria. Sa transmission se fait dans la plupart de manière maternofoetale, au moment de l’accouchement, et ne se détecte pas toujours lors du séjour à la maternité.

La fièvre soudaine et élevée, un des signes de la méningite

C’est pourquoi il est toujours recommandé chez un bébé de moins de trois mois de consulter immédiatement un médecin ou de se rendre aux urgences pédiatriques en cas de pic de fièvre, l’un des symptômes les plus évidents. Des vomissements, une perte de tonus ou encore une fontanelle bombée sont également des signes susceptibles de donner l’alerte.

A savoir

Parmi les symptômes d’une méningite néonatale, l’apparition de boutons sur le corps de l’enfant peut révéler la présence d’un purpura fulminans, infection très rare mais particulièrement inquiétante et virulente. La prise en charge du nourrisson en milieu hospitalier relève alors d’une urgence absolue.

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Philippe Frieh
Journaliste expert santé / Rédacteur en chef adjoint du Groupe Ma Santé. Journaliste depuis 25 ans, Philippe Frieh a évolué dans la presse quotidienne régionale avant de rejoindre la presse magazine pour mettre son savoir-faire éditorial au service de l'un de ses domaines de prédilection, la santé, forme et bien-être. Très attaché à la rigueur éditoriale, à la pertinence de l'investigation et au respect de la langue française, il façonne des écrits aux vertus résolument préventives et pédagogiques, accessibles à tous les lecteurs.

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