Une adolescente se fait vacciner contre les infections à papillomavirus humains.
Pour rappel, les papillomavirus humains sont les deuxièmes agents cancérigènes les plus importants, juste après le tabac. ©Freepik

Lancée début octobre dans tous les collèges publics et les établissements privés volontaires, la campagne de vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) se poursuit auprès des élèves de 5eme. L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) confirme qu’aucune alerte de sécurité n’a été détectée pour ce vaccin développé par le laboratoire pharmaceutique lyonnais MSD Vaccins. La deuxième dose est prévue, quant à elle, à partir d’avril dans les établissements participants.

Une vaste campagne de vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) a été lancée auprès des collégiens de cinquième depuis l’automne dernier. Une première dose du vaccin Gardasil 9, conçu par les laboratoires MSD Vaccins, à Lyon, a d’ores et déjà été administrée.

Au terme de cette première étape, une analyse détaillée des données de pharmacovigilance après l’administration de la première dose du vaccin a été rendue publique par l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Réalisée en collaboration avec le réseau français des centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV), cette analyse confirme l’absence d’effets indésirables insoupçonnés. Les effets recensés sont en effet majoritairement connus, non graves et attendus comme pour tout autre vaccin.

Plus concrètement, les résultats de l’analyse ont révélé qu’aucun signal de sécurité n’a été détecté avec le vaccin Gardasil 9. Les effets indésirables déclarés dans les collèges étaient principalement des réactions post-vaccinales connues et non graves, telles que des rougeurs, des douleurs au site d’injection, des céphalées, des vertiges, des troubles gastro-intestinaux, de la fièvre et de la fatigue. Ces effets communs aux autres vaccins sont généralement temporaires et disparaissent rapidement.

La surveillance renforcée, supervisée par l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), reste en place pour détecter tout effet indésirable grave ou inattendu. Un deuxième rapport sortira à l’issue de la seconde phase de vaccination scolaire prévue en avril. Une deuxième dose du vaccin doit en effet être administrée aux collégiens volontaires.

Sur les 46 cas d’effets indésirables signalés depuis octobre 2023, l’âge moyen des personnes concernées était de 12,3 ans, et ces effets étaient principalement observés chez des garçons.

Bien que les données de vaccination par sexe ne soient pas encore disponibles, cette observation pourrait cependant simplement indiquer une proportion plus élevée d’injections chez les garçons au cours de cette campagne. Ces données doivent donc faire l’objet d’analyses plus poussées, une fois toutes les statistiques établies.

Dans le cadre de cette campagne, il est recommandé de surveiller attentivement les adolescents pendant au moins 15 minutes après la vaccination, en particulier en prévention du risque de malaise ou de syncope. Les adolescents doivent être encouragés à signaler rapidement tout malaise et à rester allongés ou assis dans un espace dégagé pour éviter les blessures en cas de chute.

À SAVOIR

L’infection au papillomavirus (HPV) est une préoccupation majeure en France, causant plus de 6 000 cas de cancers et 30 000 cas de lésions précancéreuses par an. Bien que le HPV soit le deuxième agent cancérigène le plus important après le tabac, seuls 41% des jeunes filles et 12% des garçons sont vaccinés. La campagne de vaccination débutant en octobre vise à sensibiliser et à atteindre un taux de couverture de 80%, soutenue par un vaccin sûr et efficace prévenant jusqu’à 95% des infections.

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