Face à l'émergence du variant Omicron, de nombreux pays ferment leurs frontières et suspendent les vols vers l'Afrique.
Face à l'émergence du variant Omicron, de nombreux pays, dont la France, ont choisi de fermer leurs frontières et de suspendre les vols vers l'Afrique. ©Freepik / Prostooleh

Alors que l’épidémie repart en flèche, avec des taux d’incidence qui ne cessent d’augmenter, un premier cas du variant Omicron a été relevé en Auvergne-Rhône-Alpes, quelques heures après le signalement du premier cas détecté en France métropolitaine. L’augmentation rapide du nombre de cas, dans la région comme dans le reste du pays, semble inéluctable.

Au coeur de la cinquième vague de l’épidémie de la Covid-19, c’est l’équation inconnue. Nul ne sait encore dans quelle proportion l’émergence du nouveau variant Omicron va impacter le système hospitalier français. Repéré en Afrique-du-Sud le 25 novembre, ce nouveau variant est jugé “préoccupant” par l’OMS. Du fait d’un potentiel de mutations plus important, et, donc, d’une capacité à se propager plus rapidement que le variant Delta.

Déjà identifié un peu partout dans le monde (Australie, États-Unis…), le variant Omicron est déjà arrivé en France. D’abord à la Réunion, où un premier cas a été signalé mardi 30 novembre, puis un deuxième en Île-de-France dès le lendemain. La progression semble désormais inéluctable, puisque le nombre de cas s’élève désormais à neuf, selon le Ministère de la Santé. Ces sept autres cas, confirmés ce vendredi 3 décembre, sont éparpillés sur le territoire hexagonal. Ils se situent dans les territoires suivants : La Réunion, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Ile-de-France, Pays de la Loire et Région Grand Est”, selon un communiqué de la Direction Générale de la Santé.

Le premier cas du variant Omicron dans la région n’est pas encore localisé

Ce premier cas auverhônalpin, dont la localisation exacte n’a pas été confirmée pour l’instant, a toutes les chances de devenir anecdotique. La présence du variant Omicron va en effet inéluctablement s’intensifier dans les prochains jour. « Omicron pourrait causer plus de la moitié des infections provoquées par le virus SARS-CoV-2 dans l’Union européenne d’ici les tout prochains mois », prévient le Centre Européen de Prévention et de Contrôle des Maladies.

Les premiers cas identifiés en France concernaient des voyageurs de retour d’Afrique. Mais la transmission locale a sans doute déjà débuté. Faut-il pour autant s’en inquiéter ? Les infectiologues sud-africains, premiers à y avoir été confrontés, estiment déjà qu’une première infection au Covid-19 ne protégerait pas face au nouveau variant Omicron. “Le variant Omicron est associé à une capacité substantielle d’échapper à l’immunité d’une infection préalable”, ont indiqué des chercheurs dans une étude publiée le 2 décembre. La veille, l’OMS affirmait toutefois que les vaccins actuellement sur me marché restaient efficaces et que le variant Omicron ne provoquait pas plus de formes graves de la maladie. En attendant, la France fait partie des nombreux pays à avoir choisi de fermer leurs frontières. Dans le doute…

À SAVOIR

Initialement nommé B.1.1.529, ce variant du virus SARS-CoV-2 a rapidement suscité suffisamment d’intérêt (et d’inquiétude) pour avoir droit à son patronyme issu de l’alphabet grec. Si le plus connu est le variant Delta, 4eme lettre de l’alphabet grec, de nombreuses autres ont déjà été utilisées. L’OMS en était ainsi à la treizième ”Mu”, prédominante en Colombie. Mais elle est passée directement à la quinzième ”Omicron”, la quatorzième ”Nu” pouvant trop facilement être confondue avec le mot anglais ”New”. Et la prononciation faisant débat, une enseignante-chercheuse en grec ancien, Diane Cuny, a rapidement confirmé dans les colonnes de Libération que la bonne était ”Omicrone”, à l’anglaise…

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