
Le variant XFG, surnommé « Frankenstein », fait son apparition dans l’actualité sanitaire de cet automne. Alors que les cas de Covid repartent à la hausse en France, il suscite à la fois curiosité et inquiétude. D’où vient-il ? Est-il vraiment plus dangereux ? Et surtout, comment s’en protéger ? Explications.
Depuis plusieurs semaines, le doute plane sur une reprise épidémique du Covid. D’après les données du réseau OSCOUR de Santé publique France, les passages aux urgences pour suspicion de Covid ont grimpé de 37 % chez les adultes entre le 15 et le 21 septembre.
Ce rebond, typique de l’automne, s’explique par plusieurs facteurs, mais un nom concentre l’attention : le variant XFG, affublé du surnom accrocheur de « Frankenstein ».
Pourquoi « Frankenstein » ? Non pas parce qu’il serait plus monstrueux que les autres, mais parce qu’il est un recombinant, autrement dit un mélange de deux sous-variants d’Omicron : LF.7 et LP.8.1.2. Comme le Dr Frankenstein de Mary Shelley, il résulte d’une sorte de “greffe” génétique entre deux lignées déjà existantes. Ce phénomène est connu et documenté dans la virologie : les recombinants apparaissent lorsque deux virus circulent en même temps et échangent du matériel génétique.
Frankenstein : que sait-on du variant XFG ?
Ce que dit l’OMS sur XFG
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé XFG comme variant sous surveillance (VUM) le 25 juin 2025. Concrètement, cela signifie qu’il présente des caractéristiques intéressantes à observer, sans être pour l’instant considéré comme un variant préoccupant.
Dans sa dernière évaluation, l’OMS note que XFG a connu une croissance rapide au printemps. Il représentait 22,7 % des séquences mondiales entre le 26 mai et le 1er juin. Depuis, il a été détecté dans au moins 38 pays. L’agence précise également que rien n’indique à ce stade une augmentation de la gravité des cas, ni un échappement immunitaire plus marqué que pour les autres sous-variants d’Omicron. En clair, il se propage, mais ne provoque pas plus d’hospitalisations ou de décès que ses prédécesseurs. Le risque global attribué par l’OMS reste donc faible.
Cette vigilance n’est pas inutile car si XFG n’est pas plus dangereux, il illustre la capacité permanente du virus à évoluer. Et c’est bien cette évolution continue qui maintient le Covid-19 en circulation, même si l’immense majorité des cas sont aujourd’hui bénins grâce à l’immunité acquise par les vaccinations et les infections passées.
Quelle est sa situation en France ?
En France, Santé publique France n’a pas encore publié de statistiques précises sur la part de XFG dans les séquences génomiques. Mais les experts considèrent qu’il participe au rebond automnal des cas. D’après le Réseau Sentinelles (Inserm), environ 26 000 nouveaux cas de Covid ont été vus en médecine générale entre le 8 et le 14 septembre 2025, un chiffre en nette hausse par rapport aux semaines précédentes.
L’épidémiologiste Mircea Sofonea (Université de Montpellier) rappelle qu’il faut rester vigilant : « Nous devrions tous chercher à nous protéger lorsque le Covid circule activement », confiait-il dans les colonnes de La République du Centre. Autrement dit, le problème n’est pas tant la « nouveauté » du variant, que la combinaison entre un virus qui circule et une population dont l’immunité s’affaiblit au fil des mois.
Mais alors, faut-il avoir de ce nouveau variant ?
Des symptômes classiques, pas de sévérité accrue
Sur le plan clinique, rien de nouveau sous le soleil. Le variant XFG provoque les mêmes symptômes que les autres sous-variants d’Omicron :
- toux,
- fièvre,
- fatigue,
- courbatures,
- maux de gorge.
La majorité des cas sont bénins, parfois même asymptomatiques, en particulier chez les personnes jeunes ou déjà immunisées. Certains médias étrangers ont évoqué un symptôme distinctif, l’enrouement de la voix, qui serait un peu plus fréquent avec XFG. Il faut prendre cette information avec prudence puisqu’il s’agit d’une observation rapportée dans quelques articles de presse, mais qui n’a pas été confirmée par l’OMS ni par des études cliniques robustes.
Surtout, l’OMS est catégorique, aucun signal de gravité accrue n’a été observé. Autrement dit, XFG ne provoque pas plus de formes sévères, ni plus d’hospitalisations, que les autres sous-variants d’Omicron déjà connus.
Covid : pourquoi ce rebond maintenant ?
Il faut comprendre que XFG n’est pas le seul responsable de la hausse actuelle des cas. Plusieurs éléments se combinent :
- Une immunité qui diminue : la plupart des Français n’ont pas reçu de rappel vaccinal depuis plusieurs mois, parfois plus d’un an. L’efficacité vaccinale contre l’infection baisse au fil du temps, même si la protection contre les formes graves reste solide.
- La saison : comme chaque année, la rentrée scolaire, la reprise des activités en intérieur et la baisse des températures favorisent la circulation des virus respiratoires.
- L’évolution du virus : XFG illustre la capacité du SARS-CoV-2 à se réinventer en permanence pour continuer à circuler, sans être pour autant plus dangereux.
Le résultat de cette équation, c’est une reprise visible des contaminations, mais sans signal alarmant en termes de sévérité.
Variant Frankenstein : comment se protéger efficacement ?
Les recommandations ne changent pas. Même si le surnom de « Frankenstein » peut inquiéter, les gestes de protection restent simples et efficaces.
- Vaccination : rester à jour de ses rappels est essentiel, surtout pour les plus de 65 ans, les personnes immunodéprimées et celles atteintes de maladies chroniques. La campagne de rappel automne-hiver 2025 est lancée en même temps que celle de la grippe.
- Ventilation : aérer régulièrement les espaces clos reste l’un des moyens les plus simples pour réduire les risques.
- Port du masque : recommandé dans les transports en commun, les lieux bondés ou si l’on présente des symptômes.
- Précautions sociales : éviter les contacts rapprochés lorsqu’on est malade, privilégier les activités en extérieur ou dans des lieux bien ventilés.
Comme le résume le Pr Yazdan Yazdanpanah, infectiologue et membre du conseil scientifique de l’Inserm : « Le Covid continue d’évoluer. Il faut rester attentif sans céder à l’alarmisme ».
À SAVOIR
Le variant XFG n’est pas le seul suivi par l’OMS. En septembre 2025, 10 variants sont classés “sous surveillance” dans le monde. L’agence rappelle que la majorité d’entre eux disparaissent naturellement au bout de quelques mois.








Aussi, Astrazeneca (a stra ze neca) est traduit ainsi sur Google Traduction en français: une route vers la mort… Veut-on (re)prendre une route vers la mort? En mai 2024, le vaccin Astrazeneca a retiré son vaccin de la vente des autres (d’autres?) pays que le Royaume-Unis selon un article de British Heart Foundation. En effet, depuis l’hiver 2021, le gouvernement du Royaume-Unis avait arrêté d’utiliser le vaccin Covid-19 d’Astrazeneca. Il aurait été retiré pour des raisons commerciales en 2024, selon Le Monde, mais… “Dans les mois qui ont suivi le déploiement, l’effet secondaire potentiellement grave de la piqûre a été identifié par les scientifiques. Il a ensuite été recommandé que les moins de 40 ans se voient proposer une alternative parce que le risque du vaccin AstraZeneca l’emportait sur les dommages causés par le Covid.” selon un article de The Telegraph, un journal britannique.