Nouveau centre de prévention contre le cancer au Centre Léon Bérard, à Lyon, inauguré le 16 décembre 2025.
Grâce à un partenariat avec Atmo AuRA, le Centre de Prévention des Cancers change de couleurs en fonction de la qualité de l’air. ©P.Auclair

Dans son combat contre le cancer, Lyon vient de se doter d’une nouvelle arme de pointe. Inauguré cette semaine, le Centre de Prévention des Cancers abrite sur un même site des activités de dépistage et de recherche, notamment sur le plan environnemental. Explications.

De nombreux acteurs de l’écosystème de la santé en Auvergne-Rhône-Alpes ont pu découvrir, cette semaine, un nouveau bâtiment de sept étages dédié à la prévention et au dépistage des cancers, ainsi qu’à la recherche environnementale. Créé à l’initiative du Centre Léon Bérard, ce site porte le nom de Thierry Philip, ancien directeur du CLB (1989-2009), éminent cancérologue aujourd’hui président du directoire de l’Institut Curie.

Il s’agit du premier établissement en France à rassembler, sur un seul et même site, des activités cliniques préventives, des actions de promotion de la santé et des équipes de recherche travaillant sur les principaux facteurs de risque de cancer dont ceux liés à l’environnement et aux modes de vie.

Nouveau centre de prévention contre le cancer au Centre Léon Bérard, à Lyon, inauguré le 16 décembre 2025.
Sur sept étages, le Centre de Prévention contre les Cancers abrite à Lyon activités de dépistage et de recherche ©P.Auclair

Pour les particuliers, le centre offre des consultations personnalisées : consultations de dépistage des cancers (gynécologiques, colorectaux et dermatologiques) et consultations de prévention ou d’accompagnement (oncogénétique, diététique, cancers professionnels, après-cancer, prévention des proches aidants et des personnes à risque augmenté de cancer…).

« Aujourd’hui, on estime que 40 % des cancers diagnostiqués, soit près de 1 200 nouveaux cas par jour, sont liés à des facteurs sur lesquels la prévention peut agir », a rappelé lors de cette inauguration le Pr Jean-Yves Blay, directeur général du Centre Léon Bérard. « Avec l’ouverture du Centre de prévention, nous voulons faciliter l’accès au plus grand nombre à une offre de dépistage structurée (colorectal, sein, poumon, gynécologique, mélanome), intégrer la prévention dans les Programmes personnalisés de soins et de l’après-cancer mais aussi utiliser l’intelligence artificielle et le numérique pour faciliter la prévention et le repérage des cancers ». 

Concrètement, au-delà de ces actions de dépistage, le centre proposera des conseils pour mieux connaître ces facteurs et permettre à chacun de mieux les maîtriser.

Une autre partie du bâtiment sera affecté à la recherche, l’objectif étant de développer des programmes de recherche sur les causes environnementales et génétiques de cancers et d’explorer de nouveaux modes de communication pour mieux toucher les jeunes générations.

Érigé à proximité de l’hôpital Edouard-Herriot (Hospices Civils de Lyon), dans le quartier de Grange-Blanche, ce bâtiment doté d’un toit-terrasse et d’une superficie de plus de 1350 mètres carrés a bénéficié du soutien de nombreux fonds publics. La Région Auvergne-Rhône-Alpes (600 000 euros), l’Etat via le Fond National d’Aménagement et de Développement du Territoire (500 000 euros) et la Métropole de Lyon ont notamment participé au financement de ce centre de prévention contre le cancer unique en France.

À SAVOIR

Le taux de mortalité lié au cancer a tendance à diminuer depuis dix ans grâce à un diagnostic plus précoce et aux progrès thérapeutiques pour les cancers les plus fréquents. En revanche, l’incidence des cancers a doublé en 30 ans.Une hausse liée à l’évolution démographique (vieillissement de la population) et à l’évolution de nos modes de vie. Les femmes sont particulièrement impactées avec une augmentation préoccupante des cancers du poumon (+ 4,3 % par an) et du cancer du pancréas (+ 2,1 % par an). Les experts estiment que ces cancers sont d’abord la conséquence de la consommation du tabac chez les femmes dans les années 1970/1980.

Inscrivez-vous à notre newsletter
Ma Santé

Article précédentLa lèpre de retour en Europe : faut-il s’inquiéter ?
Article suivantBoule dans le cou : est-ce que c’est forcément grave ?
Avatar photo
Enfant des radios locales, aujourd'hui homme de médias, il fait partager son expertise de la santé sur les supports print, web et TV du groupe Ma Santé AuRA.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici