La tour Incity qui sert à l'information de la qualité de l'air via des affichages lumineux.
ATMO Auvergne-Rhône-Alpes diffuse l’information de la qualité de l’air de plus en plus largement dans l’espace public. © Adobe Stock

Bâtiments, périphérique, transports en commun… La métroppole lyonnaise mise sur des dispositifs lumineux pour rendre l’indice ATMO visible au quotidien. Depuis un an, la coiffe lumineuse de la Tour Incity affiche chaque soir l’indice ATMO prévu pour le lendemain. Un dispositif pédagogique qui s’étend aujourd’hui à d’autres lieux emblématiques de la ville, avec un objectif simple : rendre l’air lisible pour mieux agir.

Le 26 juin 2024, les Lyonnais découvraient un nouvel éclairage nocturne sur l’un des gratte-ciel de leur ville : la Tour Incity.

Chaque soir, la coiffe du bâtiment adopte une couleur correspondant à la qualité de l’air prévue pour le lendemain dans la métropole. Selon l’indice Atmo : Bleu (bon), vert (moyen), jaune (dégradé), rouge (mauvais), pourpre (très mauvais) ou magenta (extrêmement mauvais)… Un code couleur clair et immédiat, conçu pour informer sans alarmer.

Un an plus tard, le bilan est là. Malgré les craintes initiales de voir la tour s’illuminer trop souvent en rouge, les données recueillies par Atmo révèlent une diversité des niveaux de pollution plutôt rassurante. L’éclairage, fruit d’un partenariat entre Atmo (l’observatoire de la qualité de l’air en Auvergne-Rhô-Alpes), la Métropole de Lyon et la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes, a surtout permis de sensibiliser les citoyens à un enjeu de santé publique majeur.

Juin 2025 : un nouveau totem sur le périphérique

Dans la foulée de la Tour Incity, un second dispositif lumineux vient renforcer cette visibilité. Depuis fin juin 2025, une station de mesure de la qualité de l’air située sur le périphérique Laurent Bonnevay s’est transformée en véritable “totem pédagogique”. Il est visible par des milliers d’automobilistes chaque jour.

Cette station n’a pas été choisie au hasard. Historiquement sujette à des dépassements en dioxyde d’azote (NO2), elle n’en a enregistré aucun en 2024. Une amélioration encourageante, certes, mais encore insuffisante. Près de la moitié des habitants de la région sont toujours exposés à des concentrations supérieures aux recommandations de l’OMS.

Ce nouveau système associe un habillage explicatif en journée et un éclairage nocturne inspiré de la Tour Incity, pour matérialiser l’invisible et rappeler, au quotidien, l’importance de l’air que nous respirons… Environ 15 000 litres par jour, tout de même.

Dans les TCL, la météo de l’air continue de s’afficher

Depuis 2022, l’indice ATMO s’invite aussi dans les transports en commun lyonnais. Sur les écrans des tramways, métros et bus, la “météo de la qualité de l’air” informe chaque jour les usagers sur l’indice du jour et du lendemain. 

Depuis fin juin 2025, cette météo a été enrichie de conseils mobilité personnalisés, pour inciter à des comportements favorables à l’air et au climat.

Une consommation maîtrisée

À ceux qui s’inquiètent de la consommation énergétique de ces nouveaux dispositifs lumineux, Atmo répond chiffres à l’appui. Le totem du périphérique consomme environ 70 W par heure, soit l’équivalent de deux dalles LED de bureau. 

Un effort assumé d’exemplarité et de sobriété énergétique.

Une information pour tous

L’ensemble de ces dispositifs s’intègre dans une stratégie plus large portée par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. Celle de démocratiser l’accès à l’information sur la qualité de l’air. L’indice ATMO est consultable pour toutes les communes de la région sur le site de l’organisme ou via l’application Air to Go.

L’ambition est claire : donner à chacun les moyens d’agir, en limitant son exposition (sport, déplacements, chauffage…) ou en réduisant sa propre contribution à la pollution.

Deux grandes campagnes ont accompagné ces innovations :

  • “Éclairer pour mieux respirer” en 2024, pour faire connaître le dispositif de la Tour Incity
  • “Changeons d’air au quotidien”, lancée dans la foulée, pour traduire l’indice ATMO en gestes concrets autour de la santé, du logement ou de la mobilité.

Une nouvelle vague d’affichage est d’ailleurs prévue en juillet 2025 pour amplifier la dynamique. Face à un enjeu aussi vital que la qualité de l’air, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes pose un jalon. Celui d’un service public environnemental pédagogique, visible et ancré dans le quotidien. L’air est invisible ? Qu’à cela ne tienne, la lumière servira de messager. 

À SAVOIR

Selon le bilan 2024 d’Atmo Auvergne‑Rhône‑Alpes publié en juin 2025, la qualité de l’air s’est globalement améliorée dans la région. Toutefois, les concentrations de particules fines (PM₂,₅) stagnent depuis environ cinq ans. L’ozone, polluant estival, inquiète également par sa tendance à la hausse.

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Marie Briel
Journaliste Ma Santé. Après un début de carrière en communication, Marie s’est tournée vers sa véritable voie, le journalisme. Au sein du groupe Ma Santé, elle se spécialise dans le domaine de l'information médicale pour rendre le jargon de la santé (parfois complexe) accessible à tous.

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