
Un mal de gorge si tranchant qu’il fait grimacer les médecins : c’est le symptôme alarmant du nouveau variant NB.1.8.1, alias “Nimbus”. Circulant depuis janvier 2025, ce sous-variant d’Omicron attire l’attention des scientifiques. Que sait-on à ce jour ? Faut-il s’inquiéter ? On fait le point.
Depuis le début de l’année, les laboratoires de veille épidémiologique surveillent de près un nouveau venu dans la galaxie Omicron : le sous-variant NB.1.8.1. Détecté pour la première fois en janvier 2025, ce variant surnommé “Nimbus” affiche une progression rapide dans plusieurs régions du monde.
Selon les dernières données du CDC américain, NB.1.8.1 représente désormais 37 % des séquences analysées aux États-Unis, contre 11 % à l’échelle mondiale. En Europe, sa présence est confirmée dans plusieurs pays, notamment au Royaume-Uni et en Allemagne. En France, Santé publique France n’alerte pas encore sur une poussée majeure, mais la surveillance est active.
Covid : comment différencier ce nouveau variant des autres ?
Un symptôme étonnant : une gorge comme entaillée
Pas de perte d’odorat ou de toux incontrôlable comme au début de la pandémie. Le signe le plus distinctif de ce nouveau variant, c’est une douleur intense dans la gorge, parfois décrite comme une « lame de rasoir ».
Cette douleur survient très tôt dans l’évolution des symptômes, souvent dès le premier ou le deuxième jour. Elle est parfois isolée, mais peut aussi s’accompagner de :
- fièvre modérée,
- toux sèche,
- fatigue inhabituelle,
- congestion nasale,
- et plus rarement, nausées ou diarrhée.
Pourquoi ce mal de gorge si particulier ?
Le variant NB.1.8.1 présente plusieurs mutations sur la protéine Spike celle qui permet au virus d’entrer dans nos cellules. Ces mutations pourraient favoriser une inflammation accrue au niveau des muqueuses du pharynx, ce qui expliquerait cette douleur aiguë et localisée.
Cependant, les chercheurs restent prudents : aucune étude n’a pour l’instant démontré avec certitude que ce mal de gorge est exclusif à Nimbus. D’autres infections virales, comme les angines virales ou le streptocoque, peuvent provoquer des symptômes similaires. Le test reste donc indispensable pour poser un diagnostic.
Faut-il craindre une forme plus grave de Covid ?
Heureusement, non. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le variant NB.1.8.1 est actuellement classé en tant que variant sous surveillance (Variant Under Monitoring), ce qui signifie qu’il ne présente pas à ce stade de risque élevé de sévérité ou de contagiosité accrue.
Les premières observations, notamment au Royaume-Uni et aux États-Unis, montrent que :
- le taux d’hospitalisation reste stable,
- la majorité des cas sont bénins ou modérés,
- les vaccins actuels continuent de protéger efficacement, surtout contre les formes graves (source : OMS, rapport épidémiologique de juin 2025).
Que faire si vous avez un mal de gorge suspect ?
Un simple mal de gorge ne signifie pas toujours Covid. Mais si la douleur est intense, soudaine et coupante, accompagnée d’autres symptômes évocateurs, il est recommandé de :
- Faire un test antigénique ou PCR pour confirmer une éventuelle infection au Covid-19.
- Consulter un professionnel de santé si les symptômes persistent ou s’aggravent.
- Utiliser des antalgiques comme le paracétamol pour soulager la douleur.
- Bien s’hydrater, éviter les aliments acides, et privilégier les boissons tièdes.
Le variant Nimbus ne révolutionne pas la pandémie, mais il rappelle que le Covid-19 continue d’évoluer. Un simple mal de gorge peut désormais être un signal d’alerte. Et comme toujours, un bon diagnostic commence par une bonne information.
À SAVOIR
Comme observé pour plusieurs sous‑variants Omicron, le délai entre l’exposition et l’apparition des premiers symptômes est désormais estimé à environ 2 jours. Ainsi, un mal de gorge brutal survenant déjà 48 h après contact infectieux peut être une alerte significative.







