Un médecin qui conduit joyeusement un médicobus.
Selon l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, 72 % de la population régionale sont confrontés aux déserts médicaux et n'ont pas un accès correct aux soins. © Adobe Stock

Dans le cadre du Plan France Ruralités pour améliorer l’accès aux soins, le Gouvernement annonce le déploiement prochain de deux “médicobus” dans des territoires particulièrement touchés d’Auvergne-Rhône-Alpes. Ces véhicules de consultation itinérants seront opérationnels dans les prochains mois pour une durée de trois ans, l’un dans la Drôme et l’autre dans la Loire.

Alors qu’il faudra patienter jusqu’en 2032 pour retrouver un nombre de médecins suffisant, le manque d’accès aux soins s’intensifie toujours un peu plus en France et en Auvergne-Rhône-Alpes. Si tous les secteurs sont concernés, les zones rurales sont en première ligne. Les déserts médicaux s’y accentuent et il est de plus en plus difficile pour les patients de trouver un médecin.

Des solutions alternatives sont testées dans les zones les plus touchées pour tenter d’y remédier. C’est notamment le cas en Auvergne-Rhône-Alpes, où deux cabinets mobiles vont prochainement être mis en service, pour amener les soins là où ils ne sont plus. “La mise en place de médicobus s’inscrit dans le Plan France Ruralités, annoncé par le Gouvernement en juin 2023, ainsi que dans le Plan d’actions pour améliorer l’accès aux soins dans les territoires, annoncé par le ministre en charge de la santé en juillet 2023”, annonce l’Agence Régionale de Santé.

Ces deux médicobus seront déployés dans la Loire et dans la Drôme, avec pour mission d’apporter “une offre de médecine générale itinérante dans les zones rurales et ainsi répondre aux difficultés d’accès aux soins des personnes isolées, sans médecin traitant, à travers une démarche « d’aller-vers »”.

Ces deux projets verront le jour dans quelques mois et pour une durée de trois ans. Ils sont le fruit d’une action collégiale, regroupant l’État et plusieurs partenaires territoriaux, à savoir “l’Agence régionale de santé, la Préfecture de région, la Région, le Conseil régional de l’Ordre des médecins (CROM), l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) médecins, la Direction de la coordination de la gestion du risque (DCGDR) et l’Association régionale des caisses de mutualité sociale agricole (ARCMSA)”.

Ces médicobus circuleront principalement dans les zones rurales sous-dotées en offre médicale. Ils seront aménagés pour permettre des consultations de médecine générale et, à terme, pourront inclure des services de télé-expertise.

Ces médicobus circuleront principalement dans les zones rurales sous-dotées en offre médicale. Ils seront aménagés pour permettre des consultations de médecine générale et, à terme, pourront inclure des services de télé-expertise. “Il s’agit en priorité d’une offre de soins généralistes, complémentaire à l’offre de soins déjà existante, avec l‘objectif de réinsérer les patients isolés, personnes âgées, personnes en affection de longue durée (ALD) sans médecin traitant dans un parcours de prise en charge et de réaliser une consultation médicale de premier recours” , détaille l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes.

Le financement de cette initiative sera partagé entre les différents acteurs : “les coûts liés aux bus et à leur équipement, ainsi que ceux liés à la coordination du projet font l’objet d’un co-financement par différentes institutions avec notamment un soutien financier de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes via le Fonds d’intervention régional (FIR)”, précise ainsi l’ARS. Quant aux consultations médicales, elles seront bien prises en charge par l’Assurance maladie.

À SAVOIR 

Les deux projets de médicobus sont issus d’un appel à projets lancé en décembre 2023. Plusieurs autres propositons sont toujours à l’étude et “feront l’objet d’une instruction complémentaire dans les prochains mois” par l’ARS en vue de leur déploiement futur.

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