Le moustique tigre est très présent en milieu urbain, où les piscines abondent. ©Shutterstock

Le moustique tigre ne mesure que 2 millimètres, mais sa présence est une réelle menace pour l’homme. Désormais actif tout l’été dans la quasi-totalité de la région Auvergne-Rhône-Alpes, la petite bête qui monte, qui monte… inquiète les autorités sanitaires. Un appel à la vigilance a été lancé par l’Agence Régionale de Santé.

La prolifération du moustique tigre s’accélère en Auvergne-Rhône-Alpes et l’on sait, désormais, qu’il va falloir s’habituer à sa présence et apprendre à vivre avec.

À l’heure actuelle, la plupart des départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes sont touchés. “Présent depuis 2012 dans la région, le moustique tigre s’est installé progressivement dans les 12 départements, et 74 % des habitants sont désormais impactés”, prévient ainsi l’Agence régionale de Santé, qui met désormais en place une surveillance renforcée du 1er mai au 30 novembre.

Selon l’ARS, 261 nouvelles communes ont ainsi été colonisées durant l’année 2023 et ont fait face à une augmentation significative des cas d’arboviroses (maladies transmises par les moustiques), “avec 252 cas importés en Auvergne-Rhône-Alpes, identifiés au cours de la saison de surveillance (contre 41 cas en 2022). Ces cas ont donné lieu à 51 traitements adulticides (élimination des moustiques adultes à proximité d’un cas humain), dont 23 dans le Rhône, 3 dans l’Ain, 2 en Ardèche, 6 en Drôme, 6 en Isère, 2 dans la Loire, 6 en Savoie et 2 en Haute-Savoie“.

Eaux stagnantes, piscines, jardins humides : les endroits propices au développement du moustique tigre sont variés en ville. « Cet insecte prolifère surtout en zones urbaines et péri-urbaines, où abondent les stocks d’eau, comme à Lyon ou à Grenoble. Contrairement aux autres moustiques, les espaces naturels lui sont moins favorables », explique Valérie Formisyn, ingénieure d’études sanitaires de l’Agence Régionale de Santé.

Le moustique tigre vit dans un périmètre de 150 mètres autour du lieu de ponte. Ainsi, le moustique qui vous pique est le plus souvent né dans votre jardin ou dans votre voisinage. Pour se protéger des piqûres de ce moustique, il est conseillé de se couvrir le plus possible et d’utiliser un répulsif.

Pour lutter contre sa prolifération, il est ainsi recommandé aux habitants de ranger, vider et couvrir les objets contenant de l’eau. Le moustique tigre se reproduit principalement dans de petits récipients d’eau stagnante, comme des coupelles, des pneus usagés ou des récupérateurs d’eau de pluie. “Pour résumer, 3 recommandations simples et essentielles sont à mettre en œuvre entre le mois de mai et le mois d’octobre : ranger, vider et couvrir tous les contenants dans lesquels l’eau s’accumule !”

Trois mots d’ordre qui peuvent aussi s’appliquer à titre préventif, comme le recommande l’ARS : “Attention, même si vous n’avez pas encore identifié de moustique tigre chez vous, appliquez ces gestes car une fois installé, il est en effet très difficile de l’éradiquer”.

Le moustique tigre (aedes albopictus) tient son nom de ses grandes pattes zébrées noires et blanches. Originaire du sud de l’Asie, il peut être porteur de plusieurs virus exotiques, type zika, chikungunya ou dengue. Ces maladies ont des conséquences sanitaires sérieuses chez les personnes les plus vulnérables, avec à la clé fortes fièvres, douleurs musculaires et articulaires, vomissements… « Le risque de transmission de ces maladies par des personnes rentrant de voyages est important », confirme Valérie Formisyn. La fin des vacances est donc une période particulièrement favorable aux contagions, tout comme les déplacements à l’étranger.

Pour tout déplacement en zone intertropicale, notamment en Martinique et Guadeloupe où sévit actuellement une épidémie de dengue, l’ARS invite les voyageurs à suivre les recommandations sanitaires avant, pendant et à leur retour de séjour. “En résumé : pendant le séjour, se protéger au maximum contre les piqûres de moustique tigre (vêtements couvrants et amples, de couleur claire, utilisation de moustiquaire, etc.). Sur place comme au retour : au moindre symptôme, consulter un médecin en lui précisant votre récent séjour.”

À SAVOIR

L’hôpital de la Croix-Rousse HCL propose des consultations de médecine du voyage pour les personnes qui s’apprêtent à prendre l’avion. Ils délivrent des conseils, des prescriptions pour le voyage et des vaccinations contre les maladies transmises par les moustiques. Les spécialistes assurent également le diagnostic et le traitement des pathologies au retour de voyage.

Le site internet SIGNALEMENT-MOUSTIQUE.FR est dédié à l’information actualisée des moustiques en France.

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