Donald Trump apparaît avec des rougeurs et des hématomes dans le cou.
La plaque rouge est apparue dans le cou du président américain. © Gage Skidmore / Wikipedia Commons

Une large plaque rouge sur le cou, des hématomes visibles… L’apparition de nouvelles marques cutanées sur le président américain, Donald Trump, interroge l’opinion publique. Que sait-on vraiment ? Que peut signifier ce type de lésion ? On fait le point. 

Ces derniers jours, les caméras ont capté une nouvelle anomalie physique sur Donald Trump : une grande plaque rougeâtre sur la partie droite du cou du président des États-Unis, accompagnée d’hématomes apparents. Le tout lors d’un événement officiel, sous les projecteurs, sans possibilité de dissimulation.

Forcément, l’image circule, les commentaires fusent et les spéculations s’accumulent. Mais derrière le bruit médiatique, que peut révéler une plaque rouge de cette ampleur chez un homme de 79 ans ? 

La peau, premier miroir de notre santé

La peau est souvent la première à se manifester quand quelque chose cloche. Rougeurs, ecchymoses (« bleus »), irritations et plaques peuvent indiquer :

  • une réaction inflammatoire,
  • un effet secondaire médicamenteux,
  • une fragilité vasculaire,
  • ou une lésion dermatologique plus spécifique.

Les modifications cutanées, notamment l’apparition d’hématomes spontanés, sont particulièrement fréquentes chez les personnes âgées, en raison d’une fragilisation du derme et des capillaires sanguins. Autrement dit, à 79 ans, la peau marque plus vite, plus fort, et plus longtemps.

L’hématome : un classique après certains traitements

Certaines molécules très courantes augmentent la tendance aux bleus. L’aspirine, utilisée depuis des décennies en prévention cardiovasculaire, en est un bon exemple. L’ANSM rappelle, dans une mise à jour de 2020, que l’aspirine à faible dose réduit l’agrégation des plaquettes, ce qui peut provoquer des hémorragies superficielles, notamment cutanées.

Résultat, des hématomes peuvent apparaître même sans choc violent, parfois sans choc du tout. Cela ne dit pas si c’est le cas ici, mais cela explique pourquoi ce type de marque n’a rien d’extraordinaire à cet âge, surtout en contexte de traitement anticoagulant ou anti-agrégant.

L’hypothèse de la réaction cutanée à une crème

Selon une explication a été évoquée par l’entourage présidentiel, Donald Trump utiliserait  une crème topique “préventive”, susceptible de provoquer une irritation temporaire. Sans précision sur le produit, impossible évidemment d’être catégorique. Mais en dermatologie, certaines molécules donnent très souvent ce type de rougeur :

  • les rétinoïdes (comme la trétinoïne),
  • les crèmes contenant des acides alpha-hydroxylés (AHA),
  • certains traitements kératolytiques,
  • des antibiotiques locaux,
  • voire des crèmes utilisées en prévention de lésions précancéreuses, comme le 5-fluorouracile.

Ces molécules peuvent provoquer des érythèmes marqués, des scalps, et même des petites croûtes, parfois spectaculaires visuellement, mais généralement bénignes et temporaires.

L’irritation : un phénomène courant et bien connu

La crème stimule le renouvellement cellulaire, ce qui amincit la barrière cutanée. La peau devient alors rouge, sensible, parfois douloureuse. Cette réaction peut durer de quelques jours à plusieurs semaines, selon :

  • le produit utilisé,
  • la fréquence d’application,
  • l’âge et la sensibilité du patient.

Un homme âgé aura plus facilement une réaction marquée et visible qu’une personne plus jeune.

Le cou : une zone très fragile, qui vieillit vite

Le cou est une zone plus fine, plus pauvre en glandes sébacées que le visage. Résultat, il tolère mal certains traitements dermatologiques, même courants. Les dermatologues rappellent que le cou :

  • marque plus vite,
  • rougit plus intensément,
  • cicatrise plus lentement.

Selon la Société française de dermatologie (SFD), la peau cervicale a une réserve lipidique moindre et se déshydrate plus rapidement, ce qui la rend plus sensible aux irritants.

Un érythème marqué peut donc apparaître brutalement

Si l’on cumule :

  • l’âge, qui rend la peau plus fine, moins élastique et surtout moins apte à tolérer les agressions extérieures,
  • un éventuel traitement cutané, en particulier ceux qui accélèrent le renouvellement cellulaire ou fragilisent temporairement la barrière cutanée,
  • une peau naturellement délicate au niveau du cou, zone pauvre en glandes sébacées, souvent oubliée dans les routines de protection solaire, et donc encore plus susceptible aux irritations,
  • et une fragilité vasculaire, fréquente après 70 ans, qui amplifie visiblement la moindre inflammation en la transformant en rougeur spectaculaire,

… alors l’apparition d’une plaque rouge de grande taille devient non seulement possible, mais presque attendue, du point de vue médical. Ce type d’érythème peut survenir en quelques heures, parfois sans douleur notable, et prendre une allure impressionnante sans pour autant traduire une pathologie grave. 

Les traces violacées observées autour de la plaque rouge pourraient tout à fait relever d’un phénomène fréquent chez les personnes âgées : la purpura sénile. Elle se manifeste par :

  • des hématomes spontanés,
  • souvent situés sur les mains, les bras ou le cou,
  • provoqués par une fragilité accrue des vaisseaux, due à la perte de collagène avec l’âge.

Rien de grave donc, mais des marques parfois impressionnantes.vLa Société française de dermatologie (SFD) rappelle d’ailleurs que certains traitements très courants après 70 ans, notamment les anti-agrégants plaquettaires, peuvent accentuer la visibilité de ces bleus. 

À SAVOIR 

Outre ces marques cutanées, la santé générale de Donald Trump a déjà fait débat récemment. En juillet 2025, il a indiqué souffrir d’insuffisance veineuse chronique, un trouble circulatoire fréquent après 70 ans, provoquant des jambes enflées et une tendance accrue aux ecchymoses. Il prend également de l’aspirine quotidienne, un anti-agrégant plaquettaire connu pour accentuer les bleus.

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Marie Briel
Journaliste Ma Santé. Après un début de carrière en communication, Marie s’est tournée vers sa véritable voie, le journalisme. Au sein du groupe Ma Santé, elle se spécialise dans le domaine de l'information médicale pour rendre le jargon de la santé (parfois complexe) accessible à tous.

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