Inauguration de l'IHU de Lyon, le 12 juin 2024 à l'hôpital de la Croix-Rousse.
Les Hospices Civils de Lyon et la Région Auvergne-Rhône-Alpes ont officiellement présenté le projet d'IHU d'hépatologie le mercredi 12 juin 2024. ©Pascal Auclair

Destiné à devenir un centre de référence en matière d’hépatologie, le futur bâtiment de l’IHU (Institut Hospitalo-Universitaire) de Lyon a été dévoilé au siège de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Un investissement de près de 24 millions d’euros visant à regrouper sur un même site plus 450 professionnels de santé.

Le voile s’est levé sur le futur bâtiment de l’IHU (Institut Hospitalo-Universitaire) d’hépatologie de Lyon labellisé en 2023. Une première en Auvergne-Rhône-Alpes. Présenté au siège de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, ce bâtiment ambitionne d’abriter, à terme, un pôle d’expertise de portée internationale.

Il constituera le vaisseau amiral du premier et seul IHU français entièrement consacré aux pathologies du foie, une des premières causes de décès dans le monde. À son bord seront rassemblés 450 professionnels de santé, actuellement dispersés dans 13 services cliniques des HCL et dans 18 équipes de recherche de l’UCBL, l’Inserm, le CLB et le CNRS. 

De fait, dans un souci d’efficacité et de cohérence, il était nécessaire de regrouper autour des patients, sur le site de l’hôpital de la Croix- Rousse, à Caluire, les équipes de chercheurs, les cliniciens et les entreprises, dont les innovations permettront une meilleure prévention et prise en charge des maladies hépatiques.

« L’IHU a pour ambition de devenir un centre de référence national et international pour innover et guérir les maladies du foie. Ce défi ne pourra être relevé qu’en transformant les dynamiques de recherche, en attirant de nouvelles équipes, en formant les futurs hépatologues, en travaillant avec les industriels et en associant les patients à chaque étape de développement. Pour toutes ces raisons, il est essentiel de pouvoir bénéficier d’un lieu dédié, espace de convergence et de rencontre de l’ensemble des acteurs de l’innovation en hépatologie », explique le Professeur Fabien Zoulim, directeur de l’IHU.

Le futur bâtiment, d’une surface d’environ 6500 m2 sur 7 niveaux, dont 4700 m2 dédiés à l’IHU, sera mutualisé avec d’autres acteurs sur un volet infectiologie. Ainsi, Biomérieux consacrera une partie des surfaces à un laboratoire commun avec les HCL. L’accueil d’une plateforme de séquençage génomique épidémiologique est également prévu.

Le futur IHU de Lyon au coeur de l'hôpital de la Croix-Rousse.
Le futur IHU de Lyon au coeur de l’hôpital de la Croix-Rousse. © HCL

La Région, partenaire majeur de ce projet, s’est engagée sur le financement de la partie du bâtiment dédiée aux activités de l’IHU et d’apporter une enveloppe de 7 millions d’euros, soit près du tiers de l’investissement global, de l’ordre de 23,3 M€. « Il était inconcevable que l’IHU n’ait pas son bâtiment, lieu indispensable à la réussite du projet de grande envergure pour regrouper autour des patients, sur le site de l’hôpital de la Croix-Rousse, les équipes de chercheurs, les cliniciens et les entreprises. Ce bâtiment est aussi un enjeu d’attractivité et de rayonnement de l’excellence de la recherche à l’international », estime Catherine Staron, vice-présidente déléguée à l’Enseignement supérieur, à la Recherche et à l’Innovation à la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le futur IHU de Lyon au coeur de l'hôpital de la Croix-Rousse.

De leur côté, les Hospices Civils de Lyon se sont engagés à un niveau équivalent, soit 7 millions d’euros, alors que l’Université Lyon 1 abondera à hauteur de 3 millions d’euros. Il reste donc à trouver près de 7 millions d’euros pour boucle le budget. « Nous sommes en discussion avec d’autres financeurs. Le projet ira à son terme », a assuré Raymond Le Moign, directeur général des HCL.

Le dépôt du permis de construire est programmé mi-2025. Sur le site de l’hôpital de la Croix-Rousse, les travaux devraient être lancés début 2026 pour une mise en service prévue à la fin du premier semestre 2027.

À SAVOIR

Outre cet investissement dans le futur bâtiment de l’IHU de Lyon, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a fortement soutenu cette initiative en s’engageant à financer la totalité de l’acquisition du spectromètre de masse. Un investissement de 1,7 millions d’euros pour un équipement dont on ne compte aucun autre exemplaire en France et seulement 5 en Europe. Ce spectomètre constituera la pierre angulaire de la batterie d’équipements de l’IHU et de son attractivité pour les industries de la santé et pour les meilleurs chercheurs et cliniciens mondiaux.

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