Une femme souffrant d'une crise d'hemorroïdes.
Si vous souffrez d'hémorroïdes, n'attendez pas la crise pour vous poser les bonnes questions ! ©napatsorn aungsirichindr by shutterstock

Souvent taboues mais très fréquentes, les hémorroïdes véhiculent une foule d’idées reçues. Entre fausses croyances et conseils avisés, Ma Santé démêle le vrai du faux, avec le concours du Dr Julien Scanzi, gastro-entérologue au CH de Thiers et au CHU de Clermont-Ferrand.

FAUX. Les hémorroïdes sont des structures vasculaires anatomiques normales que tout le monde possède. C’est la maladie hémorroïdaire qui pose problème. Contrairement à une idée très répandue, les hémorroïdes ne sont pas toujours douloureuses. Les hémorroïdes internes, situées à l’intérieur du canal anal, passent souvent inaperçues et peuvent se manifester par des saignements de sang rouge vif lors des selles. La douleur survient surtout en cas de thrombose hémorroïdaire externe (formation d’un caillot) ou de fissure anale.

PLUTÔT VRAI. Les efforts de poussée répétés et le temps prolongé aux toilettes (téléphone, lecture) augmentent la pression dans les veines de la région anale. À la longue, cela peut favoriser les problèmes hémorroïdaires. C’est pourquoi la constipation chronique est l’un des principaux facteurs de risque.

FAUX. Si un saignement rouge vif, visible sur le papier toilette ou dans la cuvette, est un signe fréquent d’hémorroïdes, ce symptôme ne doit jamais être banalisé, car d’autres causes sont possibles : fissure anale, polypes, maladie inflammatoire, ou plus rarement cancer colorectal. Dans ce cas un avis médical est toujours recommandé.

PLUTÔT VRAI. La position assise prolongée, notamment au travail ou devant les écrans, exerce une pression constante sur la zone anale. À long terme, cela peut favoriser l’apparition ou l’aggravation des hémorroïdes. Faire des pauses régulières et bouger est un réflexe simple mais bénéfique.

VRAI. Pendant la grossesse, les changements hormonaux, la constipation fréquente et la pression exercée par l’utérus sur les veines du bassin augmentent le risque de problèmes hémorroïdaires, en particulier au troisième trimestre et après l’accouchement.

FAUX. Les épices ne provoquent pas de maladie hémorroïdaire. En revanche, le piment et l’alcool peuvent aggraver la symptomatologie en phase de crise. Il s’agit donc d’un facteur aggravant, mais pas d’une cause.

Retrouvez ici notre article : hémorroïdes, les clés pour régler la crise.

À SAVOIR

La feuille de chou est-elle vraiment efficace ? Ce “remède de grands-mères” n’a jamais démontré scientifiquement son efficacité contre les hémorroïdes. Elle peut éventuellement procurer une sensation de fraîcheur, mais elle ne remplace pas les traitements validés comme les crèmes spécifiques ou les mesures hygiéno-diététiques.

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Journaliste santé depuis de nombreuses années, Antoine Aulagnon possède une vaste expérience dans la création de contenus informatifs et précis dans le domaine de la santé, de la forme et du bien-être. Il a rejoint la team Ma Santé en 2018.

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