Nouvelle canicule et fortes chaleurs récurrentes… Au secours ! À peine le temps de retrouver des nuits un peu plus respirables qu’il faut déjà ressortir ventilateurs, gourdes et volets fermés selon les dernières prévisions. Après plusieurs épisodes de chaleur particulièrement marqués depuis le début de l’été, une nouvelle hausse brutale des températures se dessine pour la dernière semaine de juillet. Le changement devrait commencer mardi 28 juillet, avant une nette accélération mercredi. En cause : une configuration atmosphérique qui favoriserait la remontée vers la France d’une masse d’air subtropicale très chaude en provenance du Maroc, portée par un flux de sud à sud-ouest.
Résultat : après un lundi encore relativement supportable dans de nombreuses régions, les températures devraient s’envoler en l’espace de 24 à 48 heures. Le Sud-Ouest, le Centre-Val de Loire, une partie de l’Auvergne, de la Bourgogne et plus largement le Centre-Est apparaissent à ce stade parmi les secteurs les plus exposés. Le scénario s’affine, mais une inconnue demeure : la durée exacte de cet épisode. La chaleur devrait persister au moins jusqu’à jeudi 30 et vendredi 31 juillet. Au-delà, plusieurs scénarios restent possibles.
Canicule : les prévisions de ces prochains jours
Mardi 28 juillet : le coup de chaud commencera par le Sud-Ouest
Selon les prévisions de Météo France, c’est par le Sud-Ouest que la canicule et les fortes chaleurs devraient véritablement reprendre ses quartiers mardi. Les températures maximales pourraient déjà atteindre 34 à 36 °C dans l’après-midi. La hausse ne devrait toutefois pas s’arrêter aux portes de la Nouvelle-Aquitaine. Les régions du Centre jusqu’au Val de Loire pourraient également connaître 31 à 34 °C.
Le changement s’annonce d’autant plus sensible qu’il devrait être rapide. L’indicateur thermique national, qui correspond à une moyenne des températures minimales et maximales relevées dans 30 stations représentatives du territoire, pourrait passer de 24,1 °C mardi à 27,4 °C mercredi.
Mercredi, jusqu’à 38 °C et localement près de 40 °C
Et ce n’est qu’un début ! Mercredi 29 juillet devrait constituer un véritable cran supplémentaire. Les très fortes chaleurs pourraient alors concerner environ les trois quarts du pays. Les 35 °C seraient atteints ou dépassés au sud d’une ligne allant approximativement de Rennes à Strasbourg en passant par Paris. Certaines prévisions envisagent notamment 37 °C à Dijon et Clermont-Ferrand, et jusqu’à 38 °C à Orléans, Bourges ou Toulouse.
Plus généralement, les maximales pourraient fréquemment se situer entre 34 et 37 °C, avec des pointes comprises entre 37 et 40 °C du Sud-Ouest aux régions centrales. Les 40 °C pourraient être approchés, voire localement atteints, entre le bassin aquitain, le Centre-Val de Loire et la Bourgogne. Il faudra néanmoins attendre le rapprochement de l’échéance pour connaître précisément les températures ville par ville. À plusieurs jours de distance, quelques degrés et la localisation exacte des zones les plus chaudes peuvent encore évoluer.
Quelles régions devraient échapper au pire ?
Toute la France ne devrait pas cuire à la même température. Les côtes de la Manche pourraient profiter de l’influence maritime, avec des maximales beaucoup plus raisonnables, de l’ordre de 25 à 28 °C.
Le littoral méditerranéen pourrait lui aussi être relativement moins exposé à cette flambée des températures. Le vent marin devrait limiter les maximales autour de 31 à 34 °C dans plusieurs secteurs. Enfin, l’altitude offrira, comme souvent, une échappatoire relative. Au-dessus de 1 500 à 1 800 mètres, l’air devrait rester sensiblement plus frais. Le cœur de la chaleur devrait donc se situer davantage à l’intérieur des terres, sur un axe allant du Sud-Ouest au Centre et au Centre-Est.
Peut-on déjà parler d’une quatrième canicule ?
Rappelons qu’une journée à 38 °C ne suffit pas, à elle seule, à définir une canicule. Météo-France distingue en effet un simple pic de chaleur d’une véritable canicule. Cette dernière correspond à un épisode de températures élevées de jour comme de nuit pendant au moins trois jours et trois nuits consécutifs, avec des seuils qui varient selon les départements. Une nuit très chaude compte donc presque autant que l’après-midi qui la précède : lorsque le thermomètre ne redescend plus suffisamment, l’organisme récupère moins bien.
À ce stade, les prévisions rendent le scénario caniculaire particulièrement sérieux dans une large partie du territoire, mais l’étendue précise et la durée de l’épisode devront encore être confirmées au fil des actualisations. Ce qui ne fait guère de doute, en revanche, c’est que plusieurs jours de très fortes chaleurs sont attendus à partir du 28 juillet.
Combien de temps va durer ce nouvel épisode ?
C’est la grande inconnue de cette fin juillet. Les fortes chaleurs devraient encore être bien installées jeudi 30 et vendredi 31 juillet. Après cette échéance, les modèles météorologiques divergent davantage. Un premier scénario envisage l’arrivée d’une dégradation orageuse capable de traverser progressivement le pays et de repousser l’air le plus chaud vers l’Europe centrale. Ce serait la porte de sortie la plus rapide.
Mais un autre scénario maintient la dépression au large de l’Atlantique. Dans ce cas, le flux de sud pourrait continuer d’alimenter la France en air très chaud et prolonger les températures caniculaires pendant le week-end du 1er et 2 août. La durée de l’épisode sera particulièrement importante à surveiller. Car, pour la santé, ce n’est pas uniquement le chiffre affiché sur le thermomètre à 16 heures qui compte. La répétition des journées très chaudes et surtout l’absence de fraîcheur nocturne augmentent la difficulté de l’organisme à récupérer.
Canicules à répétition : comment supporter une vague de plus cet été ?
Après plusieurs coups de chaud, les organismes sont mis à rude épreuve
Cette nouvelle vague intervient après un début d’été déjà exceptionnellement chaud. Selon Météo-France, la France a notamment connu une vague de chaleur nationale du 17 au 30 juin 2026, puis une nouvelle séquence du 4 au 19 juillet. L’épisode de juin s’est distingué par une intensité particulièrement remarquable à l’échelle nationale. La succession des épisodes change aussi la manière dont nous les vivons. Lorsqu’il fait très chaud, le corps tente de maintenir sa température autour de 37 °C en augmentant notamment la transpiration et le débit sanguin vers la peau. Mais cette formidable climatisation naturelle a ses limites. Malheureusement…
Une transpiration importante entraîne une perte d’eau et de sels minéraux. Lorsque les nuits restent chaudes, le sommeil peut également devenir plus difficile et l’organisme dispose de moins de temps pour récupérer. Les personnes âgées sont particulièrement vulnérables parce que la sensation de soif peut diminuer avec l’âge et que la capacité à réguler la température corporelle devient moins efficace. Les nourrissons, les femmes enceintes, les personnes souffrant de maladies chroniques, celles prenant certains médicaments, les travailleurs exposés à la chaleur et les personnes isolées nécessitent également une vigilance accrue.
Comment faire face à plusieurs jours à 35 ou 40 °C ?
Les autorités sanitaires recommandent notamment de boire régulièrement de l’eau sans attendre d’avoir soif, de se rafraîchir et de mouiller son corps, de maintenir autant que possible son logement au frais en fermant volets et fenêtres aux heures les plus chaudes et d’éviter les efforts physiques intenses en pleine chaleur. Lorsque le logement devient difficilement supportable, passer plusieurs heures dans un endroit frais ou climatisé peut permettre au corps de récupérer. Et une attention particulière doit être portée aux personnes âgées ou isolées de son entourage.
Il faut également savoir reconnaître les signes qui doivent alerter. Une grande faiblesse, des vertiges, des maux de tête, des nausées, une confusion ou une température corporelle anormalement élevée peuvent témoigner d’une mauvaise tolérance à la chaleur. Le coup de chaleur constitue une urgence médicale, en particulier lorsqu’apparaissent des troubles de la conscience.
Un été 2026 qui laisse peu de répit
Impossible encore, ce vendredi 24 juillet, d’écrire précisément le scénario météo du premier week-end d’août. Mais la tendance pour le milieu de semaine prochaine est désormais beaucoup plus solide : la chaleur va brutalement monter d’un cran à partir de mardi, puis s’étendre mercredi à une grande partie du territoire. Du Sud-Ouest au Centre-Est, plusieurs régions pourraient ainsi connaître 35 à 40 °C, avec des nuits susceptibles de devenir elles aussi difficiles dans les secteurs concernés.
Reste désormais à savoir combien de temps cette nouvelle bouffée d’air brûlant décidera de s’attarder. Après un début d’été déjà rythmé par les fortes chaleurs, la question n’est plus seulement de savoir jusqu’où grimpera le thermomètre. Elle est aussi de savoir combien de temps les organismes auront, cette fois, pour récupérer. L’été sera chaud, dans les tee-shirts, dans les maillots…
À SAVOIR
En période de canicule, certains médicaments peuvent compliquer la tâche de notre organisme. Les diurétiques peuvent favoriser la déshydratation, tandis que certains antidépresseurs, neuroleptiques ou antimigraineux peuvent perturber la régulation de la température corporelle. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, le paracétamol ne permet pas de faire baisser la température en cas de coup de chaleur.




