Quand le soleil est au zénith, comment ne pas succomber à l’envie irrésistible de lézarder des heures durant sous ses rayons. Mais savez-vous vraiment à quels dangers vous vous exposez chaque été ? Faites le test !
Dès les premiers rayons de soleil, les terrasses se remplissent, les plages se couvrent de serviettes et les tubes de crème solaire ressortent des placards. Mais derrière cette sensation de bien-être et ce petit plaisir de “prendre des couleurs”, les dermatologues rappellent que le soleil reste l’un des principaux facteurs de vieillissement prématuré de la peau et de cancers cutanés.
Car contrairement aux idées reçues, un coup de soleil n’est jamais anodin. Même léger, il correspond déjà à une brûlure provoquée par les ultraviolets (UV), capables d’endommager l’ADN des cellules cutanées. Et ces dégâts peuvent s’accumuler silencieusement pendant des années, parfois dès l’enfance.
Alors que les cancers de la peau continuent d’augmenter en France selon Santé publique France et l’Institut national du cancer (INCa), voici un grand quiz pour tester vos connaissances et comprendre, en détail, les vrais dangers du soleil… avant de vous y exposer !
Quel type de rayons du soleil est le principal responsable des coups de soleil ?
- UVA ;
- UVB ;
- UVC.
Réponse B. Les UVB sont les principaux responsables des coups de soleil. Ce sont eux qui agressent directement les cellules superficielles de la peau et provoquent les fameuses rougeurs, brûlures et douleurs qui apparaissent quelques heures après une exposition excessive.
Les UVA, eux, pénètrent plus profondément dans la peau. Ils sont surtout impliqués dans le vieillissement cutané prématuré (rides, taches, perte d’élasticité) mais participent aussi au risque de cancers cutanés.
Quant aux UVC, ils sont quasiment totalement filtrés par la couche d’ozone et n’atteignent normalement pas la surface de la Terre. Selon l’OMS et l’Inserm, les UV sont classés cancérogènes certains pour l’être humain.
À quels moments de la journée le soleil est-il le plus agressif et le plus dangereux ?
- Entre 8h00 et 11h00 ;
- Entre 12h00 et 16h00 ;
- Après 17h00.
Réponse B. Entre 12h00 et 16h00, le soleil est au plus haut dans le ciel. Les rayons UV traversent alors moins d’atmosphère avant d’atteindre la peau, ce qui augmente fortement leur intensité.
C’est durant cette tranche horaire que le risque de coup de soleil est maximal, notamment en été. Même lorsque les températures semblent “supportables”, les UV peuvent être très élevés. Santé publique France recommande d’éviter autant que possible l’exposition directe pendant ces heures critiques, surtout chez les enfants.
Quel est l’impact principal des coups de soleil reçus pendant l’enfance ?
- Aucun, car la peau des enfants se régénère très vite ;
- Ils rendent simplement la peau plus mate avec le temps ;
- Ils augmentent fortement le risque de cancer de la peau à l’âge adulte.
Réponse C. Les coups de soleil durant l’enfance laissent une véritable “mémoire” dans la peau. Chaque brûlure provoque des dégâts dans l’ADN des cellules cutanées.
Plusieurs études montrent que des coups de soleil répétés avant l’adolescence augmentent fortement le risque de mélanome à l’âge adulte, le cancer de la peau le plus dangereux.
Les enfants sont particulièrement vulnérables car leur peau est plus fine et moins mature face aux UV. C’est pourquoi les autorités sanitaires insistent autant sur la protection solaire dès le plus jeune âge.
Que mesure l’indice de protection (comme SPF 30 ou 50) écrit sur votre tube de crème solaire ?
- La capacité de la crème à bloquer les rayons UVB ;
- La résistance de la crème lorsqu’on se baigne dans l’eau ;
- Le temps exact en minutes pendant lequel on est protégé.
Réponse A. Le SPF (“Sun Protection Factor”) des crèmes solaires mesure principalement le niveau de protection contre les UVB, ceux responsables des coups de soleil.
Un SPF 30 filtre environ 97 % des UVB, tandis qu’un SPF 50 en bloque environ 98 %. La différence peut sembler faible, mais elle devient importante lors d’expositions longues ou chez les personnes à peau claire.
Le SPF ne correspond pas à un nombre de minutes de protection garanties. La transpiration, l’eau, le sable ou les frottements diminuent rapidement l’efficacité réelle de la crème.
À quelle fréquence faut-il remettre de la crème solaire pour maintenir une bonne protection à la plage ?
- Toutes les deux heures et après chaque baignade ;
- Une seule fois avant de sortir de la maison pour toute la journée ;
- Uniquement quand la peau commence à chauffer ou à piquer.
Réponse A. Même une très bonne crème solaire perd progressivement son efficacité. Entre la transpiration, les baignades, la serviette ou le sable, une partie du produit disparaît rapidement.
Les dermatologues recommandent donc d’en remettre toutes les deux heures, et systématiquement après s’être baigné, même avec une crème “water resistant”.
Attendre que la peau chauffe est déjà un mauvais signe : cela signifie souvent que les UV ont commencé à provoquer des dégâts.
On attrape plus facilement des coups de soleil sur la plage ou sur l’eau car… :
- L’air marin filtre moins bien les rayons ;
- Le sable et l’eau réfléchissent les UV ;
- Le vent fragilise la peau et favorise les coups de soleil.
Réponse B. Le sable peut réfléchir jusqu’à 15 % des UV, et l’eau jusqu’à 25 % dans certaines conditions. La peau reçoit donc les rayons du soleil à la fois directement… et par réflexion. C’est aussi ce qui explique pourquoi on peut attraper un coup de soleil même sous un parasol ou lors d’une baignade.
Le vent, lui, peut donner une fausse impression de fraîcheur. On se sent moins “brûler”, mais les UV continuent d’agresser la peau.
Quelle partie du visage ou du corps oublie-t-on le plus souvent de protéger du soleil ?
- Les oreilles ;
- Le dessus des pieds;
- Les deux.
Réponse C. Les oreilles et le dessus des pieds font partie des zones les plus souvent oubliées lors de l’application de crème solaire.
Pourtant, ces zones sont très exposées, notamment à la plage ou en sandales. Les dermatologues rappellent que des cancers cutanés peuvent apparaître précisément dans ces endroits négligés. Les lèvres, la nuque, le cuir chevelu chez les personnes chauves ou encore l’arrière des jambes sont aussi régulièrement oubliés.
Au bout de combien de temps un coup de soleil commence-t-il à apparaître sur la peau ?
- Immédiatement, dès que la peau commence à chauffer ;
- Entre 2 et 6 heures après l’exposition (souvent en fin de journée) ;
- Seulement le lendemain matin, après une bonne nuit de sommeil.
Réponse B. S’il ne suffit que de quinze minutes pour attraper un coup de soleil, il lui faut plusieurs heures pour se développer et voir apparaître les premières rougeurs.
C’est souvent en fin de journée, après la plage, que la peau commence à rougir et devenir douloureuse. Le pic d’inflammation survient souvent entre 12 et 24 heures après l’exposition.
Les personnes à peau foncée ou noire… :
- n’ont pas besoin de crème solaire ;
- ont aussi besoin d’une protection solaire ;
- doivent mettre de la crème seulement quand l’indice UV est très élevé.
Réponse B. Les peaux foncées contiennent davantage de mélanine, ce qui offre une protection naturelle partielle contre les UV. Mais cette protection n’est absolument pas totale.
Les personnes à peau noire ou mate peuvent elles aussi développer des coups de soleil, un vieillissement cutané ou des cancers de la peau. Le problème est que ces cancers sont parfois diagnostiqués plus tardivement chez les peaux foncées, car ils sont moins recherchés ou moins visibles au départ.
Pour protéger correctement des UV, un parasol doit plutôt être…
- Foncé, parce qu’il filtre mieux les rayons UV ;
- Clair, parce qu’il attire moins les rayons UV ;
- N’importe quelle couleur, le soleil reste aussi agressif.
Réponse A. Les tissus foncés absorbent généralement mieux les UV que les tissus clairs, qui peuvent laisser davantage de rayons traverser.
Un parasol sombre offre donc souvent une meilleure protection. Mais attention, aucun parasol ne bloque totalement les UV, notamment à cause des rayons réfléchis par le sable ou l’eau.
Selon les dermatologues, le parasol doit toujours être considéré comme une protection complémentaire, jamais comme une protection suffisante à lui seul.
À SAVOIR
Le bronzage est en réalité un mécanisme de défense de la peau. Lorsque les UV agressent les cellules cutanées, l’organisme produit davantage de mélanine pour tenter de protéger l’ADN des dégâts causés par le soleil.








