
Attention, ça tousse. Le Covid-19 fait une poussée depuis la rentrée, avec une circulation qui repart à la hausse, dopée par deux variants, XFG et Nimbus. Rien de comparable aux grandes vagues passées, mais suffisamment pour susciter des questions, appeler à la vigilance… et penser, pour les personnes à risque, à bien se faire vacciner à compter du 14 octobre.
Le Covid-19 n’a pas disparu, et l’actualité sanitaire de cette rentrée 2025 le rappelle. Selon Santé publique France, les passages aux urgences pour suspicion de Covid ont augmenté de 20 % chez les moins de 15 ans et de 12 % chez les 15–74 ans lors de la semaine du 25 au 31 août (S35). Concrètement, cela représente quelques dizaines de passages supplémentaires à l’échelle nationale, soit un signal de reprise, mais à bas bruit.
De leur côté, les analyses des eaux usées confirment une tendance à la hausse depuis juillet, tout en restant en dessous des niveaux observés à la même période en 2024. En clair, il y a bien une reprise, mais à ce stade, elle ressemble davantage à une « vaguelette » de rentrée qu’à une flambée incontrôlable.
Une rentrée marquée par un petit sursaut du virus
Quels variants circulent en ce moment ?
Depuis fin août, les laboratoires français signalent la circulation majoritaire du variant XFG (lignée Omicron), sans signe de gravité accrue selon l’analyse virologique de Santé publique France.
En parallèle, un sous-variant baptisé NB.1.8.1, surnommé “Nimbus”, a été classé « sous surveillance » par l’OMS le 23 mai 2025. Rien n’indique pour l’instant qu’il soit plus dangereux, mais sa transmissibilité explique la hausse de cas observée.
Faut-il s’inquiéter pour les hôpitaux ?
Les services hospitaliers ne rapportent pas de tension particulière. Les indicateurs de passages aux urgences et d’hospitalisations restent à des niveaux faibles et stables, loin des pics de 2020–2022.
Les médecins hospitaliers parlent donc d’une situation maîtrisée, à condition de rester vigilants.
Covid-19 : quels sont les symptômes typiques en 2025 ?
Le Covid-19 continue d’évoluer, mais les symptômes les plus fréquents restent globalement les mêmes :
- fièvre ou sensations de fièvre,
- toux sèche ou grasse,
- fatigue marquée,
- maux de gorge ou nez bouché,
- maux de tête et courbatures,
- parfois perte d’odorat ou troubles digestifs (diarrhée, nausées).
Selon l’Assurance Maladie, il est recommandé de se tester en cas de symptômes évocateurs ou de contact avec une personne fragile.
Vaccination d’automne : qui est concerné ?
Comme chaque année désormais, une campagne de vaccination conjointe grippe/Covid va débuter en France le 14 octobre 2025. Elle visera en priorité :
- les personnes de 65 ans et plus,
- les patients immunodéprimés ou atteints de maladies chroniques,
- les femmes enceintes,
- ainsi que les soignants et proches de personnes vulnérables.
Cette campagne pourrait être avancée si la circulation du virus s’accélérait.
Quelles mesures de prévention sont encore utiles ?
D’après Santé publique France, une personne positive est plus contagieuse dans les 48 heures avant les premiers symptômes et jusqu’à 5 jours après. C’est dans cette période que les précautions sont les plus importantes. Alors, même si l’isolement n’est plus obligatoire après un test positif depuis le 1ᵉʳ février 2023, il reste recommandé en cas de symptômes ou de diagnostic confirmé.
Les experts rappellent quelques gestes simples qui gardent toute leur efficacité :
- porter le masque si l’on est malade, notamment dans les lieux clos ou fréquentés,
- aérer régulièrement les espaces intérieurs,
- se laver les mains fréquemment,
- protéger les personnes fragiles en évitant le contact en cas de symptômes.
Alors, doit-on s’inquiéter ?
La réponse est nuancée. Oui, le Covid circule à nouveau, et la rentrée a bel et bien marqué un petit sursaut épidémique. Mais non, il n’y a pas de signal inquiétant à ce stade. Les hôpitaux ne sont pas sous pression et les niveaux restent faibles par rapport aux années passées.
En pratique, la vigilance s’impose surtout pour les plus fragiles et leur entourage. Pour le reste de la population, il s’agit davantage d’un rappel que le virus fait toujours partie de notre paysage sanitaire. Le Covid, en 2025, n’est plus le tsunami sanitaire de 2020, mais un virus saisonnier avec lequel il faut désormais apprendre à composer. Et dont on doit aussi se savoir se protéger, à travers la vaccination…
À SAVOIR
En septembre 2020, il y a 5 ans, la France enregistrait régulièrement plus de 8 000 à 10 000 nouveaux cas confirmés par jour, avec un record à 10 561 cas le 12 septembre. Rien de comparable avec cette rentrée 2025.







