AVC : même si les symptômes disparaissent, appelez le 15 !

le 30 octobre 2026 à 14h39
Les AVC deviennent plus fréquent à partir de 55 ans. © Magnific
Un bras soudainement faible, des mots impossibles à prononcer… puis tout revient à la normale. Ces troubles passagers peuvent signaler un accident ischémique transitoire (AIT). Le risque d’AVC est alors particulièrement élevé dans les 24 heures suivantes : il faut appeler le 15.
Sommaire

Face à des symptômes qui disparaissent, la tentation de reprendre sa journée est grande. À l’occasion de la Journée mondiale de l’AVC, le CHU d’Orléans a rappelé pourtant la nécessité d’appeler immédiatement le 15 en cas de suspicion de mini-AVC. Une alerte de quelques minutes mérite aussi d’être prise au sérieux.

Pourquoi une amélioration peut être trompeuse ?

Lors d’un AIT, une artère du cerveau se bouche temporairement. La circulation sanguine se rétablit ensuite, et les symptômes disparaissent. Mais cet épisode peut annoncer un AVC, susceptible de provoquer des lésions du cerveau et des séquelles durables. Le retour à la normale n’est donc pas un feu vert pour attendre.

L’urgence est la même que pour des symptômes persistants. Une prise en charge rapide permet de rechercher la cause de cette alerte et d’engager les soins adaptés. Inutile d’attendre un rendez-vous chez son médecin : le premier réflexe reste l’appel au 15.

Quels signes doivent faire réagir ?

Leur particularité, c’est leur apparition brutale. Une bouche qui se déforme ou un sourire asymétrique, un bras qui ne se lève plus ou retombe, des difficultés à parler ou à comprendre une phrase doivent immédiatement alerter.

Une perte soudaine de la vision, une vision double, un trouble brutal de l’équilibre ou un mal de tête intense et inhabituel peuvent également évoquer un AVC. Un seul signe suffit : pas besoin de cocher toute la liste. Ces accidents ne concernent pas uniquement les personnes très âgées. Parmi les adultes hospitalisés pour un AVC en France en 2022, environ un sur quatre avait moins de 65 ans.

Que faire si tout semble rentré dans l’ordre ?

Appelez le 15 et décrivez précisément les troubles, y compris ceux qui ont cessé. Notez l’heure de leur apparition et indiquez leur durée : ces renseignements aident l’équipe médicale à choisir la prise en charge.

En attendant les consignes, installez la personne assise ou allongée. Ne lui donnez ni boisson, ni nourriture, ni médicament, même habituel. Préparez si possible ses ordonnances et suivez les instructions du médecin régulateur.

À SAVOIR 

Un AVC peut survenir pendant le sommeil et n’être découvert qu’au réveil. Cela ne signifie pas qu’il est trop tard pour traiter : les examens du cerveau permettent, dans certains cas, de proposer un traitement malgré l’heure de début inconnue.

Image de Marie Briel
Marie Briel
Journaliste Ma Santé. Après un début de carrière en communication, Marie s’est tournée vers sa véritable voie, le journalisme. Au sein du groupe Ma Santé, elle se spécialise dans le domaine de l'information médicale pour rendre le jargon de la santé (parfois complexe) accessible à tous.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Partagez sur