Selon le dernier bulletin de Santé publique France, l’épidémie de bronchiolite n’est pas encore installée en Île-de-France et en Martinique. Mais les premiers signaux de reprise sont bien là. Même si, dans la majorité des territoires, les indicateurs restent à leur niveau de base.
Ce constat ne permet toutefois pas de prévoir l’intensité de la saison à venir. Autre élément du bulletin, des rhinovirus et entérovirus continuent de circuler, eux aussi capables de provoquer des bronchiolites. Le virus respiratoire syncytial, ou VRS, n’a donc pas l’exclusivité.
Un simple rhume peut précéder la bronchiolite
Pour rappel, cette infection très contagieuse touche les petites bronches, principalement chez les enfants de moins de deux ans. Selon Santé publique France, près de 30 % des enfants de cette tranche d’âge sont concernés par la bronchiolite chaque hiver. La maladie reste bénigne dans la grande majorité des cas, mais certaines formes nécessitent une hospitalisation.
Tout commence souvent par un nez bouché et une petite toux, avec une fièvre parfois absente. Dans les deux à trois jours suivants, la respiration peut devenir plus rapide et sifflante. Boire son lait demande alors davantage d’efforts. Son sommeil peut aussi être perturbé. Un adulte simplement enrhumé peut transmettre le virus à un bébé, par les sécrétions respiratoires, les mains ou des objets contaminés.
Bronchiolite : quels signes doivent faire réagir ?
Votre bébé de plus de deux mois présente des signes de bronchiolite, mais continue à boire et semble en forme ? Faites-le examiner dans la journée pour vérifier sa respiration et s’assurer qu’il s’alimente suffisamment.
Appelez sans attendre le 15 ou le 112 s’il peine à respirer, fait des pauses respiratoires, bleuit autour des lèvres ou devient anormalement somnolent. Cet appel est également nécessaire si votre nourrisson présente des symptômes avant l’âge de deux mois. Ou encore, s’il boit moins de la moitié de ses biberons pendant trois repas consécutifs.
Les gestes utiles pour soulager et protéger bébé
Le lavage du nez avant les repas et le fractionnement des biberons ou des tétées peuvent faciliter l’alimentation. Pour dormir, bébé doit toujours rester sur le dos. Les antibiotiques ne sont pas indiqués contre cette infection virale, sauf si une surinfection bactérienne justifie leur prescription.
Côté entourage, se laver les mains avant de s’occuper du nourrisson, aérer les pièces et éviter les contacts avec les personnes enrhumées limitent les occasions de transmission. Tétines, biberons et couverts ne se partagent pas sans nettoyage. La fumée de cigarette est également à éviter, car elle aggrave la maladie.
À SAVOIR
Avoir déjà attrapé le VRS ne protège pas durablement contre lui. L’immunité après une infection reste incomplète et temporaire. Un enfant peut donc être infecté à nouveau, les réinfections étant fréquentes durant les trois premières années de vie.



