Covid-19 : le virus accélère sa progression en France

le 1 octobre 2026 à 17h17
Un professionnel de santé prépare une seringue de vaccin contre le Covid-19.
La prochaine campagne de vaccination contre le Covid-19 débutera le 13 octobre 2026 en France. © Magnific
Entre le 21 et le 27 septembre, les consultations de SOS Médecins pour suspicion d’infection Covid ont augmenté de 19 % en une semaine. Les passages aux urgences progressent également chez les adultes. Une hausse à surveiller, alors que plusieurs virus respiratoires commencent à circuler davantage avec l’arrivée de l’automne.
Sommaire

Le dernier rapport de Santé Publique France vient d’être publié. Et il confirme la tendance observée une semaine plus tôt. Le Covid-19 circule toujours et les derniers indicateurs sanitaires montrent qu’il gagne à nouveau du terrain en France en cette fin septembre. Ainsi, dans son bulletin publié mercredi 30 septembre 2026, Santé publique France constate une nouvelle augmentation des recours aux soins pour suspicion de Covid-19. Entre le 21 et le 27 septembre, les actes réalisés par SOS Médecins pour ce motif ont progressé de 19 % en une semaine, soit 173 actes supplémentaires.

La tendance n’est pas nouvelle. Une semaine plus tôt, du 14 au 20 septembre, les consultations de SOS Médecins pour suspicion de Covid-19 avaient déjà bondi de 76 %, représentant 390 actes supplémentaires. Leur niveau restait toutefois inférieur à celui observé les années précédentes à la même période. Autrement dit, le Covid revient davantage dans les cabinets et les visites médicales. Mais les données disponibles ne décrivent pas, à ce stade, une situation comparable aux grandes vagues épidémiques des premières années de la pandémie.

Covid-19 : la hausse se confirme en France

Une hausse également visible aux urgences

La tendance ne se limite pas aux consultations de SOS Médecins. Elle commence aussi à se faire sentir dans les services d’urgences. Selon le réseau OSCOUR, qui surveille leur activité partout en France, les passages pour suspicion de Covid-19 chez les adultes ont augmenté de 22 % entre le 21 et le 27 septembre, soit 114 passages supplémentaires en une semaine. Pour autant, les hôpitaux ne font pas face à une nouvelle vague massive de patients. Sur la même période, le nombre total de passages aux urgences et d’hospitalisations après un passage aux urgences est resté stable, tous âges confondus.

Même constat du côté des autres indicateurs. Fin septembre, l’activité liée aux infections respiratoires reste globalement comparable à celle observée les années précédentes à la même période. La mortalité toutes causes confondues demeure également dans les niveaux habituellement attendus au niveau national. Le Covid-19 circule donc davantage en France et commence à peser un peu plus sur les recours aux soins, mais rien n’indique pour l’heure une forte pression sur les hôpitaux.

Une remontée amorcée dès la fin de l’été

Le Covid-19 avait déjà commencé à regagner du terrain avant la rentrée. Entre le 24 et le 30 août, les actes de SOS Médecins pour suspicion d’infection ont bondi de 125 % chez les 15-64 ans.

La hausse s’est poursuivie en septembre. Du 14 au 20 septembre, les consultations ont progressé de 76 % tous âges confondus, avant une nouvelle augmentation de 19 % du 21 au 27 septembre. Une tendance qui s’installe donc depuis plusieurs semaines.

Covid, grippe, bronchite… les virus respiratoires reviennent ensemble

Le Covid-19 n’est pas le seul à regagner du terrain. Plusieurs infections respiratoires progressent en cette rentrée, à l’approche de la saison automnale. Entre le 21 et le 27 septembre, SOS Médecins a enregistré chez les adultes une hausse de 26 % des consultations pour grippe ou syndrome grippal et de 21 % pour bronchite. 

Aux urgences, les passages pour grippe ont également augmenté de 37 % chez les moins de 15 ans, tandis que ceux pour bronchiolite ont progressé de 16 % chez les bébés de moins d’un an. Une remontée assez classique à cette période de l’année, avec le retour à l’école, au travail et davantage de temps passé dans des espaces clos, où les virus respiratoires circulent plus facilement.

Le Covid-19 n’a jamais complètement disparu

Cette hausse ne marque pas vraiment le « retour » du Covid-19. Le virus a continué de circuler en France tout au long de la saison 2025-2026, mais à des niveaux relativement faibles. Dans son bilan publié au printemps, Santé publique France faisait état d’une circulation continue du SARS-CoV-2 dans la population, avec toutefois peu de recours aux soins.

L’hiver 2025-2026 avait surtout été dominé par la grippe, avec une forte activité respiratoire entre novembre et février. Le Covid-19 était resté plus discret, sans disparaître. La progression des consultations et des passages aux urgences observée depuis la fin de l’été 2026 traduit donc une nouvelle accélération de sa circulation.

La vaccination contre le Covid-19 reprend le 13 octobre

Le calendrier tombe à point nommé. La campagne automnale de vaccination contre le Covid-19 débutera le 13 octobre 2026, conjointement avec celle contre la grippe saisonnière. L’objectif reste avant tout de protéger les personnes susceptibles de développer une forme grave de l’infection. L’Assurance Maladie confirme que les deux campagnes seront menées conjointement.

La stratégie française recommande notamment une vaccination automnale contre le Covid-19 aux personnes âgées de 65 ans et plus ainsi qu’aux personnes présentant un risque accru de forme grave. La vaccination concerne également, selon leur situation, des personnes plus jeunes présentant certaines pathologies ou une immunodépression.

Les personnes les plus fragiles peuvent bénéficier d’une protection renforcée. Le calendrier vaccinal 2026 prévoit ainsi la possibilité d’une dose supplémentaire au printemps pour les personnes âgées de 80 ans et plus, les personnes immunodéprimées, les résidents d’Ehpad et d’unités de soins de longue durée ainsi que certaines personnes à très haut risque, selon leur situation médicale.

À SAVOIR

Des chercheurs de l’Institut Pasteur travaillent sur un anticorps administré par voie nasale capable de bloquer l’entrée du SARS-CoV-2 dans les cellules. Présentée en septembre 2026, cette piste pourrait agir contre plusieurs variants du Covid-19. Elle reste pour l’instant au stade de la recherche.

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Pascal Auclair
Enfant des radios locales, aujourd'hui homme de médias, il fait partager son expertise de la santé sur les supports print, web et TV du groupe Ma Santé AuRA.

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