C’est une réalité. Le Covid-19 repart à la hausse en France. Depuis la rentrée de septembre, le virus circule davantage et commence à se faire sentir dans les cabinets médicaux comme dans les services d’urgence. Toux, fièvre, mal de gorge, fatigue, nez qui coule… Au milieu des infections respiratoires qui accompagnent le retour à l’école et au travail, le SARS-CoV-2 reprend clairement du terrain.
Les dernières données nationales de Santé publique France, publiées le 23 septembre 2026, confirment cette reprise. Entre le 14 et le 20 septembre, les actes de SOS Médecins pour suspicion de Covid-19 ont bondi de 76 % en une semaine, soit 390 consultations supplémentaires. La hausse est également visible à l’hôpital : les passages aux urgences ont progressé de 67 % chez les adultes, avec 204 passages supplémentaires, et de 16 % chez les enfants, soit 25 passages de plus.
Cette progression prolonge une hausse déjà observée depuis le début du mois de septembre. Le Covid-19 connaît donc bien un regain en cette rentrée 2026. Pour autant, les niveaux de recours aux soins restent inférieurs à ceux enregistrés les années précédentes à la même période, selon Santé publique France.
Covid-19 : les indicateurs repartent à la hausse en France !
Covid : une hausse qui s’installe depuis la rentrée
La tendance était déjà nette la semaine précédente. Entre le 7 et le 13 septembre, SOS Médecins avait enregistré une hausse de 97 % des actes pour suspicion de Covid-19 chez les enfants, et de 62 % chez les adultes. Dans les services d’urgence, les passages avaient également progressé de 19 % chez les enfants et de 34 % chez les adultes. Une semaine plus tard, la hausse s’est poursuivie. Elle intervient avec le retour à l’école, au bureau, dans les transports et plus largement dans les lieux clos, où les virus respiratoires circulent plus facilement.
Et le Covid n’est pas seul à progresser. Du 14 au 20 septembre, Santé publique France relève une hausse générale des recours pour des problèmes ORL et respiratoires. Chez SOS Médecins, les actes pour les pathologies des voies respiratoires hautes ont augmenté de 24 %, ceux pour bronchite de 39 % et ceux pour grippe ou syndrome grippal de 53 %. La bronchiolite progresse également chez les nourrissons. Les virus respiratoires ont, eux aussi, fait leur rentrée.
Peut-on déjà parler d’une nouvelle vague de Covid ?
Pour l’heure, Santé publique France fait état d’une hausse de l’activité liée au Covid-19, mais les indicateurs restent en dessous de ceux observés les années précédentes à la même période. La comparaison avec 2025 permet de remettre cette reprise en perspective. À la mi-septembre 2025, Santé publique France avait enregistré une hausse de 66 % des actes SOS Médecins pour suspicion de Covid-19, soit 646 actes supplémentaires en une semaine. Les reprises de circulation du virus à l’approche de l’automne ne sont donc pas nouvelles.
Les données de mortalité ne montrent par ailleurs aucun signal inhabituel. Dans son bulletin du 23 septembre, Santé publique France indique que le nombre de décès toutes causes confondues transmis par l’Insee se situait, pour la semaine 37, dans les marges de fluctuation habituelles aux niveaux national et régional.
Covid, grippe ou simple rhume : des symptômes parfois difficiles à distinguer
Rappelons que les symptômes du Covid peuvent facilement ressembler à ceux d’autres infections respiratoires. L’infection peut notamment provoquer :
- fièvre ou sensation de fièvre,
- toux, essoufflement,
- maux de tête,
- courbatures,
- fatigue inhabituelle,
- mal de gorge,
- rhinopharyngite.
Une perte brutale de l’odorat ou du goût et des troubles digestifs peuvent également survenir. Certaines infections restent au contraire très discrètes. Impossible donc de conclure que l’on a le Covid simplement parce que l’on tousse ou que l’on a passé deux jours avec un paquet de mouchoirs à portée de main.
Pour les personnes vulnérables, la vigilance reste particulièrement importante. L’âge avancé, certaines maladies chroniques ou une immunodépression augmentent notamment le risque de développer une forme grave. En cas de symptômes, il est essentiel d’éviter les contacts avec les personnes fragiles, de prévenir son entourage et de demander conseil à un médecin. Des difficultés respiratoires importantes doivent conduire à appeler le 15, ou le 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes.
Le retour des gestes barrières, sans ressortir l’arsenal de 2020
Certes, le virus retrouve de la vigueur avec l’arrivée de l’automne. Mais pas question pour autant de vivre à nouveau fenêtres fermées et gel hydroalcoolique greffé à la main. Quelques habitudes toutes simples peuvent toutefois éviter de partager son virus avec tout l’open space ou la famille.
Parmi les bonnes pratiques, porter un masque dès l’apparition de symptômes respiratoires, aérer régulièrement les pièces, se laver les mains, tousser ou éternuer dans son coude et limiter les contacts lorsqu’on est malade, en particulier avec les personnes les plus fragiles. Ces recommandations ne concernent d’ailleurs pas uniquement le Covid. Elles permettent aussi de freiner la circulation de la grippe, des bronchiolites et des autres infections virales qui commencent justement à reprendre du service.
Une nouvelle campagne de vaccination à l’approche
Cette reprise intervient également à quelques semaines de la campagne automnale de vaccination contre le Covid-19, organisée conjointement avec celle contre la grippe. La stratégie française cible en priorité les personnes les plus susceptibles de développer une forme grave.
La vaccination automnale contre le Covid est proposée aux populations concernées par les recommandations, avec en règle générale un délai d’au moins six mois après la dernière injection ou la dernière infection. Ce délai peut être ramené à trois mois notamment pour les personnes âgées de 80 ans et plus, les personnes immunodéprimées et les résidents d’Ehpad ou d’unités de soins de longue durée.
Le ministère a d’ailleurs diffusé le 22 septembre les instructions relatives à la campagne 2026-2027 de vaccination contre la grippe saisonnière et le Covid-19. Au printemps dernier, une campagne supplémentaire avait déjà été proposée du 20 avril au 30 juin 2026 aux personnes les plus fragiles, notamment parce que leur protection immunitaire peut diminuer plus rapidement avec le temps.
À SAVOIR
Le Covid se surveille aussi dans les eaux usées. Grâce au dispositif SUM’EAU, Santé publique France recherche le SARS-CoV-2 dans les eaux usées pour suivre la circulation du virus dans la population. Depuis 2024-2025, 54 stations d’épuration participent à cette surveillance.




