
Alors que les jours rallongent à peine et que l’hiver s’éternise dans une grisaille qui pèse sur le moral des Français, certains se tournent vers les astres pour comprendre leur baisse d’énergie. Dans le brouillard des températures basses et du manque de lumière, quels signes du zodiaque seraient, selon l’astrologie, les plus sensibles à cette période hivernale lourde ?
Fatigue qui traîne, moral en berne, sensation de lourdeur psychologique… Chaque hiver, une partie des Français voit son énergie s’éroder au fil des semaines.
Ce blues hivernal, que les médecins identifient parfois comme un trouble affectif saisonnier (TAS), s’exprime par une baisse de motivation, un sommeil perturbé ou un repli sur soi lorsque la lumière manque et que les journées se contractent.
Et certains horoscopes affirment que tel ou tel signe serait “épuisé par un cycle astral” ou sur le point de “retrouver enfin son énergie”.
Pourquoi notre énergie chute en hiver ?
Alors que la lumière du jour diminue naturellement en automne et en hiver, notre horloge interne, ou rythme circadien, est mise à rude épreuve.
Ce mécanisme biologique finement réglé, qui synchronise nos cycles de sommeil, d’éveil et d’humeur, se recharge chaque matin grâce à la lumière naturelle. C’est elle qui stimule la production de sérotonine, cet “anti-dépresseur naturel”, et régule cellede mélatonine, l’hormone du sommeil.
Quand l’ensoleillement fait défaut, cette horloge peut se dérégler, favorisant somnolence, troubles du sommeil et fatigue accrue. En France, on estime qu’environ 1 personne sur 10 souffre de troubles affectifs saisonniers, qui se traduisent par une fatigue marquée, une baisse d’énergie et une humeur morose surtout entre novembre et février.
Ce phénomène n’est pas strictement une maladie psychiatrique majeure, mais une forme d’état dépressif qui survient régulièrement avec les saisons. Entre les formes modérées et les dépressions saisonnières diagnostiquées, le spectre des symptômes peut aller de la simple baisse de tonus à une détresse psychologique notable.
Dépression hivernale : quel lien avec l’astrologie ?
L’astrologie : une grille de lecture symbolique du ressenti hivernal
Dans la tradition astrologique occidentale, le zodiaque est divisé en douze signes, chacun associé à une période de l’année et à des caractéristiques élémentaires (feu, terre, air, eau) qui symbolisent des tendances psychologiques et émotionnelles.
Parmi ces signes, on distingue notamment les signes mutables : Gémeaux, Vierge, Sagittaire et Poissons. C’est-à-dire des signes situés à la fin d’une saison et qui sont supposés représenter des périodes de transition, d’adaptation ou de fluctuation.
C’est justement ce rôle de “fin de cycle” qui fait dire à certains astrologues que ces signes seraient particulièrement sensibles aux transitions saisonnières, et donc à cette période de fatigue hivernale. Dans le langage astrologique, ils incarnent l’adaptabilité… mais aussi une certaine vulnérabilité aux changements d’énergie.
Quels signes seraient les plus affectés cette année ?
Sur le papier astrologique, l’hiver touche des signes bien particuliers :
- Poissons (fin de l’hiver), réputés sensibles et introspectifs.
- Sagittaire (fin de l’automne) et Vierge (fin de l’été), qui marquent des seuils de saison où l’énergie peut sembler s’essouffler avant le renouvellement.
- Gémeaux (fin du printemps), loin de l’hiver solaire mais souvent inclus dans les séries astrologiques de “sensibilité exacerbée à la variation saisonnière” par les contenus populaires.
Dans ce récit astrologique très symbolique, ce sont ces quatre signes dits “mutables” qui, selon les astrologues, pourraient ressentir de façon plus aiguë la fatigue, la baisse d’énergie et l’envie de se retirer pendant l’hiver.
Dépression saisonnière : est-ce vraiment dû à l’astrologie ?
Du point de vue de la santé publique, il n’existe aucune preuve qu’un signe astrologique influence directement la susceptibilité au trouble affectif saisonnier ou aux symptômes dépressifs. Les facteurs réellement documentés incluent :
- la réduction de l’ensoleillement et son impact sur les rythmes circadiens,
- des prédispositions génétiques et biologiques,
- des facteurs sociaux et psychologiques, notamment l’isolement ou le stress, qui jouent un rôle essentiel dans l’humeur hivernale.
En France, les données épidémiologiques montrent qu’environ 10 % de la population serait concernée par des troubles affectifs saisonniers, avec une exposition plus fréquente chez les femmes et dans les régions peu lumineuses du nord du pays.
Pourquoi certaines personnes ressentent-elles davantage cette fatigue hivernale ?
Les spécialistes de la santé mentale parlent de blues hivernal pour décrire une baisse d’énergie légère mais persistante, différente d’une dépression clinique. C’est un état où l’envie diminue, où la motivation s’érode et où l’énergie semble stagner. Parmi les facteurs identifiés :
- La lumière naturelle trop faible qui perturbe l’horloge interne et déséquilibre les hormones de l’humeur.
- Une exposition réduite qui peut augmenter la production de mélatonine et diminuer celle de sérotonine, contribuant à la somnolence et à la baisse de moral.
- Les rythmes sociaux (travail, obligations familiales) qui ne s’ajustent pas à notre rythme biologique interne.
Au final, considérer que certains signes astrologiques sont « plus fatigués » ou « plus déprimés » n’a pas de fondement médical. En revanche, l’astrologie peut servir de cadre narratif, une métaphore pour décrire des transitions d’humeur que beaucoup vivent au premier trimestre de l’année.
À SAVOIR
Selon l’Inserm (2024), la luminothérapie (une exposition quotidienne à une lampe reproduisant la lumière du jour) peut réduire les symptômes de dépression saisonnière en deux à trois semaines chez certaines personnes.







