Faire danser le troisième, voire le quatrième âge, est-ce possible ? C’est tout le pari du projet Miroir Miroir, initié par le groupe ACPPA avec le soutien de la Ville de Lyon. Depuis plusieurs semaines, des résidents d’Ehpad lyonnais (certains âgés de plus de 90 ans) répètent aux côtés de leurs soignants et de danseurs professionnels.
Ensemble, ils préparent une grande représentation à la Chapelle de la Trinité, ce vendredi 26 septembre. Un projet aussi ambitieux qu’interpellant, dont Céline Juan, psychomotricienne au sein de l’Ehpad des Collines de la Soie et danseuse pour le spectacle, et Tarek Aït Meddour, chorégraphe, dévoilent les secrets dans l’émission Votre Santé sur BFM TV Lyon du 22 septembre 2025.
Danse : quels sont les bienfaits de cette art-thérapie sur les seniors ?
Céline Juan, psychomotricienne, Ehpad Colline de la Soie (ACPPA) : “Les bienfaits de la danse sont multiples. Que l’on ait 70 ou 98 ans (hier encore nous fêtions l’anniversaire d’une participante de 98 ans) les effets sont les mêmes. La danse stimule les sens, la mémoire, les réflexes, tout ce qui mobilise le corps. Les bénéfices sont donc très variés.
Mais ce qui prime, c’est le plaisir que la personne ressent dans l’activité proposée. Ce plaisir génère une émotion positive qui s’ancre dans le corps. Et quand un geste ou un mouvement est associé à une émotion positive, il laisse une trace durable pour le reste de sa vie”.
Comment fait-on danser les personnes âgées ?
Tarek Aït Meddour, chorégraphe, co-fondateur de la Compagnie Colégram et directeur artistique de Miroir Miroir : “Même lorsqu’il y a des difficultés motrices, une audition réduite ou une vue affaiblie, les ondes et l’énergie (de la musique) font le reste du travail. Bien sûr, il faut d’abord établir un climat de confiance entre eux et nous. Cela passe par la sincérité et le respect, sans jamais infantiliser. Ensuite, la danse et la musique apportent leur magie, et elles font le reste”.
À SAVOIR
Le projet est porté par le Groupe Associatif ACPPA, en collaboration avec Momentum et la compagnie de danse Colegram, dans le cadre de la Biennale de la Danse de Lyon. Il bénéficie du soutien de la Métropole de Lyon, du Groupe APICIL, de Malakoff Humanis et de la Fondation de France.




