La vitamine D est principalement produite par notre peau sous l’effet du soleil. Pourtant, cette production peut être insuffisante, notamment en hiver ou lorsque l’exposition solaire est limitée. Une supplémentation peut alors être envisagée selon les besoins de chacun. Son efficacité dépend notamment de sa forme, de sa formulation et de son dosage.
Vitamine D2 ou D3 : laquelle privilégier ?
Il existe deux principales formes de vitamine D utilisées dans les compléments alimentaires. La vitamine D2, appelée ergocalciférol, provient généralement de champignons ou de levures exposés aux ultraviolets. La vitamine D3, ou cholécalciférol, peut être d’origine animale, notamment issue de la lanoline de mouton, ou provenir de sources non animales comme les lichens, certaines algues et d’autres matières premières végétales.
La vitamine D3 est généralement plus efficace que la D2 pour augmenter et maintenir le taux de vitamine D dans le sang, comme le montrent plusieurs études scientifiques. Elle constitue donc souvent une option privilégiée lorsqu’une supplémentation est nécessaire.
Gouttes huileuses ou gélules : quelle forme choisir ?
Les gouttes huileuses, pratiques mais parfois fragiles
La vitamine D étant soluble dans les graisses, elle est fréquemment proposée sous forme de gouttes dans une huile végétale. Cette présentation facilite son administration. Toutefois, certaines huiles, particulièrement celles riches en acides gras polyinsaturés, sont sensibles à l’oxydation.
Sous l’effet de la chaleur, de la lumière ou de l’oxygène, elles peuvent rancir et altérer la qualité du produit. Leur conservation dépend de la composition, du conditionnement et des conditions de stockage.
La microencapsulation, une alternative intéressante
Autre possibilité, les gélules contenant de la vitamine D microencapsulée. Cette technologie consiste à emprisonner de minuscules gouttelettes contenant la vitamine dans une matrice protectrice. L’objectif est de limiter leur exposition à l’oxygène et à d’autres facteurs de dégradation.
La microencapsulation peut ainsi améliorer la stabilité de certaines formulations et favoriser leur absorption par l’organisme. Une étude publiée en 2019 a notamment observé une biodisponibilité supérieure d’environ 25 % par rapport à une formule huileuse classique. Ces résultats, obtenus chez des rats, sont encourageants, même s’ils restent à confirmer chez l’humain.
C’est notamment l’approche proposée par la vitamine D3 microencapsulée Nutrastream. Mathieu de Nutrastream, biologiste-biochimiste et concepteur de produits de santé, accorde une importance particulière à la formulation et à la sélection des ingrédients.
Vitamine D végétale : attention à son origine
Une vitamine D3 présentée comme végétale n’est pas nécessairement fabriquée selon les mêmes procédés qu’une autre. Certaines proviennent de lichens, tandis que d’autres peuvent être obtenues grâce à des procédés biotechnologiques.
Ces derniers peuvent parfois faire intervenir des micro-organismes génétiquement modifiés, sans que le produit final contienne nécessairement des OGM. Pour davantage de transparence, mieux vaut vérifier la provenance des ingrédients et les garanties communiquées par le fabricant.
Vitamine D : quels autres critères vérifier avant d’acheter ?
Le dosage reste essentiel. Selon l’Anses, la référence nutritionnelle pour un adulte est de 15 microgrammes de vitamine D par jour, soit 600 unités internationales (UI), tous apports alimentaires confondus. Un excès de supplémentation peut provoquer une hypercalcémie, dangereuse notamment pour les reins.
Le bon choix repose donc sur plusieurs critères : une vitamine D3 adaptée, une formulation stable, une origine transparente et un dosage correspondant aux besoins réels. En cas de doute, mieux vaut demander conseil à un professionnel de santé.
À SAVOIR
Cet article n’a pas été rédigé par la rédaction Ma Santé.



