Un verre de rouge à table, une bière en terrasse ou un whisky à l’apéro. Chacun ses habitudes, chacun ses préférences ! Mais lorsqu’il s’agit de santé, le contenu de notre verre pourrait avoir son importance. Au-delà de la quantité d’alcool consommée, le type de boisson jouerait lui aussi un rôle. C’est ce qu’ont voulu comprendre des chercheurs en étudiant les habitudes de plus de 340 000 Britanniques
Vin, bière, spiritueux… Quels sont les résultats de l’étude ?
Plus la consommation d’alcool est importante, plus les risques augmentent. Par rapport aux personnes qui ne boivent jamais ou très rarement, les gros consommateurs présentent :
- 24 % de risque supplémentaire de mourir, toutes causes confondues.
- 36 % de risque supplémentaire de mourir d’un cancer.
Mais le plus surprenant concerne les différences entre les boissons, même lorsqu’elles sont consommées en petites quantités.
- La bière, le cidre et les spiritueux sont associés à un risque de décès plus élevé, même chez les personnes qui boivent peu ou modérément.
- Le vin, à l’inverse, est associé à un risque de décès plus faible, notamment pour les maladies cardiovasculaires.
Faut-il alors troquer sa pinte contre un verre de Bordeaux ? Pas si simple. Les amateurs de vin ont parfois des habitudes de vie différentes, notamment concernant leur alimentation, leur niveau de revenus ou leur activité physique. Ces facteurs peuvent aussi influencer leur espérance de vie. L’étude met donc en évidence des associations statistiques, sans démontrer que le vin protège directement contre certaines maladies.
Pourquoi l’alcool est-il si dangereux pour la santé ?
Vin, bière, champagne ou vodka, peu importe ce qu’il y a dans le verre, le problème reste le même. Toutes ces boissons contiennent de l’éthanol, une substance qui augmente le risque de développer plusieurs cancers, notamment ceux du sein, du foie, du côlon et de la bouche. Et même à petites doses, l’alcool n’est pas sans danger pour la santé, rappelle l’OMS.
En France, environ 41 000 décès sont liés à l’alcool, dont 16 000 par cancer et 9 900 par maladie cardiovasculaire. Pour réduire les risques, les autorités sanitaires recommandent de ne pas dépasser deux verres par jour et dix par semaine, en gardant plusieurs jours sans alcool. Des limites à respecter autant que possible, même si elles ne garantissent pas une consommation sans risque.
À SAVOIR
Un verre de whisky de 3 cl, un ballon de vin de 10 cl ou un demi de bière de 25 cl contiennent à peu près la même quantité d’alcool pur, soit 10 grammes ! C’est ce qu’on appelle un « verre standard ». À quantité d’alcool égale, une bière n’est donc pas forcément moins alcoolisée qu’un spiritueux.



