Entre deux examens, ou pour les femmes qui ne sont pas encore concernées par les invitations au dépistage organisé (50-74 ans), il est essentiel de connaître les principaux signes d’alerte. L’autopalpation régulière, sans se substituer au suivi médical ni au dépistage, peut aussi permettre de repérer une anomalie et conduire à une consultation plus rapide.
Une grosseur ou boule dans le sein reste le signe le plus fréquent
Lorsqu’on évoque le cancer du sein, c’est généralement le premier symptôme qui vient à l’esprit. Dans la majorité des cas, la maladie se manifeste par une masse ou une grosseur inhabituelle dans un sein, parfois également sous l’aisselle.
Cette boule est souvent dure, irrégulière et peu mobile sous les doigts. Contrairement à certaines lésions bénignes, elle est généralement indolore. C’est précisément cette absence de douleur qui conduit parfois les femmes à attendre avant de consulter.
Toutes les grosseurs ne correspondent toutefois pas à un cancer. Kystes, adénofibromes ou modifications hormonales peuvent également provoquer l’apparition d’une masse. Seul un examen médical, complété si besoin par une mammographie, une échographie ou une biopsie, permet d’en déterminer la nature.
Il est également important de rappeler que certains cancers du sein sont découverts lors d’une mammographie alors qu’aucune anomalie n’était perceptible à la palpation. En effet les cancers du sein entrainent peu de signes cliniques durant les premiers stades de leur développement.
Des modifications de la peau ou du mamelon doivent aussi alerter
Le cancer du sein ne provoque pas toujours l’apparition d’une boule. Dans certains cas, ce sont des changements visibles de la peau ou du mamelon qui constituent les premiers signes d’alerte.
Parmi eux figurent notamment :
- une rougeur persistante qui ne disparaît pas ;
- un épaississement de la peau ;
- un aspect de « peau d’orange », avec de petits creux donnant un relief inhabituel ;
- une rétraction ou un affaissement du mamelon ;
- une déformation du sein ou une modification de sa forme ;
- une croûte ou une plaie persistante au niveau du mamelon.
Certaines femmes peuvent également observer un écoulement anormal provenant du mamelon, notamment lorsqu’il est spontané ou qu’il ne concerne qu’un seul sein.. Là encore, ce symptôme ne signifie pas systématiquement qu’il s’agit d’un cancer, mais il justifie une consultation rapide.
Une douleur n’est pas le symptôme le plus typique
Contrairement à une idée largement répandue, le cancer du sein est rarement douloureux à ses débuts. Une douleur mammaire isolée est beaucoup plus souvent liée aux variations hormonales du cycle menstruel, à un kyste ou à une affection bénigne.
Cela ne signifie pas qu’il faut ignorer une douleur persistante. Lorsqu’elle est localisée, inhabituelle, qu’elle persiste plusieurs semaines ou s’accompagne d’autres anomalies, un avis médical est recommandé.
Plus rarement, certains cancers peuvent également entraîner un gonflement des ganglions situés sous l’aisselle ou au-dessus de la clavicule avant même que la tumeur du sein soit facilement détectable.
L’important est surtout de prêter attention à toute modification inhabituelle de son corps, même discrète.
Que faire en cas de signe suspect ?
Découvrir une anomalie dans son sein est souvent source d’inquiétude. Pourtant, il est essentiel de ne pas céder à la panique.
En revanche, il ne faut jamais attendre que les symptômes disparaissent d’eux-mêmes. Le premier réflexe consiste à prendre rendez-vous avec son médecin traitant, un gynécologue ou une sage-femme. Après un examen clinique, le professionnel de santé prescrira si nécessaire des examens d’imagerie adaptés à l’âge de la patiente et à la nature des symptômes.
Plus un cancer du sein est diagnostiqué précocement, plus les traitements sont efficaces avec souvent aussi la possibilité qu’ils soient moins lourds. Les tumeurs découvertes à un stade précoce nécessitent souvent des chirurgies moins invasives et offrent d’excellentes chances de guérison.
En parallèle du dépistage organisé proposé tous les deux ans aux femmes âgées de 50 à 74 ans présentant un risque moyen, les spécialistes encouragent un suivi gynécologique régulier ainsi qu’une attention individuelle à tout signe anormal.
Être attentive à ces signes, consulter sans tarder en cas de doute et participer au dépistage lorsqu’on est concernée restent aujourd’hui les meilleurs moyens d’améliorer ses chances de guérison face au cancer du sein.
À SAVOIR
Cet article n’a pas été rédigé par la rédaction de Ma Santé.




