Le cancer du poumon à petites cellules est l’une des formes les plus agressives de la maladie. Il évolue rapidement, peut se propager à d’autres organes et revient souvent malgré les traitements. Une nouvelle association de médicaments pourrait toutefois améliorer les chances de survie. Testée auprès de 563 patients atteints d’une forme avancée de ce cancer, elle permet de prolonger leur vie de plusieurs mois.
Cancer du poumon : huit mois de survie supplémentaires
Huit mois de vie supplémentaires, c’est ce que pourrait offrir cette nouvelle association de médicaments aux patients atteints d’un cancer du poumon à petites cellules. En combinant le tarlatamab et le durvalumab, les médecins observent une réduction de 58 % du risque de décès pendant l’étude, par rapport au traitement habituel.
Concrètement, la moitié des patients ayant reçu cette association sont encore en vie après 21,1 mois, contre 12,7 mois avec le traitement classique. Ce traitement est administré après une première chimiothérapie associée à une immunothérapie, chez des patients dont le cancer n’a pas progressé. L’objectif est de prolonger les effets des premiers traitements et de retarder le retour de la maladie.
Comment fonctionne cette nouvelle immunothérapie ?
Contrairement à la chimiothérapie, qui détruit directement les cellules cancéreuses mais touche aussi des cellules saines, l’immunothérapie aide le système immunitaire à combattre la tumeur.
Les deux médicaments agissent de manière complémentaire. Le durvalumab empêche les cellules cancéreuses de désactiver certaines défenses immunitaires. Le tarlatamab, lui, rapproche les cellules immunitaires des cellules tumorales pour faciliter leur destruction. Cette double action pourrait permettre à l’organisme de mieux contrôler la maladie, même après l’arrêt de la chimiothérapie.
Quand ce nouveau traitement sera-t-il disponible en France ?
Cette association n’est pas encore un traitement standard en France. Son utilisation dans cette situation devra faire l’objet d’évaluations réglementaires avant de pouvoir être proposée plus largement aux patients.
Les médecins devront également surveiller ses effets indésirables. Le tarlatamab peut notamment provoquer une réaction inflammatoire importante, accompagnée de fièvre, de difficultés respiratoires ou d’une baisse de la tension artérielle. Une surveillance médicale étroite est donc nécessaire lors de son administration.
À SAVOIR
Le cancer du poumon à petites cellules représente environ 15 % des cancers pulmonaires. Souvent lié au tabac, il peut rapidement atteindre d’autres organes et récidiver malgré la chimiothérapie.



