Les programmes de prévention en nutrition, à commencer par le Programme national nutrition santé (PNNS), fixent des repères concrets pour améliorer la santé par l’alimentation et l’activité physique. Voici comment ils fonctionnent et comment vous en servir au quotidien, à tout âge.
Une alimentation équilibrée peut contribuer à réduire certains facteurs de risque associés à des maladies chroniques, selon les autorités de santé. En France, plusieurs programmes de prévention structurent les recommandations officielles. Ce guide vous les présente et vous aide à passer à l’action.
Qu’est-ce que le Programme national nutrition santé (PNNS) ?
Le Programme national nutrition santé (PNNS) est le programme public français qui fixe les repères de consommation alimentaire et d’activité physique pour améliorer la santé de la population. Lancé en 2001 par le ministère chargé de la Santé, il est régulièrement actualisé. La dernière génération, connue sous le nom de PNNS 5, couvre la période 2026-2030 et a été officiellement publiée le 8 avril 2026.
Le PNNS s’appuie sur les avis scientifiques de Santé publique France et du Haut Conseil de la santé publique. Il ne se limite pas à des conseils : il encadre aussi l’étiquetage nutritionnel, dont le Nutri-Score, et la restauration collective.
BON À SAVOIR : les recommandations du PNNS et les documents de référence (versions PDF incluses) sont accessibles gratuitement sur les sites mangerbouger.fr et santepubliquefrance.fr.
Quelles sont les recommandations nutritionnelles du PNNS ?
Les recommandations du PNNS reposent sur des repères simples, révisés en 2019 pour tenir compte des données scientifiques les plus récentes. Elles distinguent trois logiques : augmenter, réduire, et aller vers.
- Augmenter : les fruits et légumes (au moins 5 portions par jour), les légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots) au moins 2 fois par semaine, les fruits à coque sans sel ajouté, et l’activité physique.
- Aller vers : les féculents complets, l’huile de colza, de noix et d’olive, le poisson 2 fois par semaine dont un poisson gras, et le fait-maison.
- Réduire : l’alcool, les produits sucrés, les boissons sucrées, la charcuterie (moins de 150 g par semaine), la viande rouge (moins de 500 g par semaine), le sel et les produits ultra-transformés.
Côté activité, le repère est d’au moins 30 minutes d’activité physique dynamique par jour, et de réduire le temps passé assis.
L’info en + : ces repères s’entendent en moyenne sur la durée, pas au repas près. Un écart ponctuel ne remet pas en cause l’équilibre global.
Les programmes de prévention sont-ils adaptés à chaque âge ?
Oui. Les programmes de prévention en nutrition déclinent des repères spécifiques selon les périodes de vie, car les besoins évoluent entre 18 et 60 ans et au-delà.
Quelles habitudes adopter lors de la vie active ?
Entre 18 et 40 ans, la priorité porte souvent sur la régularité des repas, la limitation des produits ultra-transformés et le maintien d’une activité physique malgré un rythme professionnel dense. Les repères PNNS servent ici de cadre pour éviter la prise de poids progressive liée à la sédentarité.
Comment adapter votre alimentation après 40 ans ?
À partir de la quarantaine, la prévention cardiovasculaire et métabolique prend de l’importance. La réduction du sel, du sucre et de l’alcool, associée au maintien de la masse musculaire par l’activité physique, constitue le socle recommandé.
Seniors : quels sont vos besoins spécifiques ?
Après 60 ans, les repères évoluent : un apport suffisant en protéines et un renforcement de l’activité physique peuvent contribuer à limiter la fonte musculaire (sarcopénie) et le risque de chutes. Le PNNS et le programme ICOPE de l’Organisation mondiale de la santé (un dispositif d’évaluation pour préserver l’autonomie) abordent ce volet spécifique du vieillissement en bonne santé.
Comment mettre en pratique un programme de prévention nutrition ?
Mettre en pratique un programme de prévention nutrition ne suppose pas de bouleverser son alimentation d’un coup. La démarche recommandée repose sur des changements progressifs et mesurables.
- Faire un point de départ : observer ses habitudes réelles sur une semaine, sans jugement.
- Choisir un ou deux repères prioritaires (par exemple augmenter les légumes secs, réduire les boissons sucrées).
- Planifier des actions concrètes : courses, batch cooking, marche quotidienne.
- Réévaluer après quelques semaines et ajuster.
Pour un accompagnement personnalisé, plusieurs relais existent : le médecin traitant, un diététicien, les ateliers proposés par certaines mutuelles et complémentaires santé, et les dispositifs locaux de prévention portés par les collectivités.
BON À SAVOIR : certains contrats de complémentaire santé incluent des services de prévention (bilans, conseils diététiques, coaching activité physique). Ces prestations relèvent de la prévention et non du soin, mais elles complètent utilement les repères du PNNS. Une assurance santé peut ainsi prévoir ce type de services (les garanties varient selon le contrat souscrit, voir conditions générales) : votre conseiller peut vous préciser ce que couvre votre contrat, porté et géré par Pacifica, l’assureur du Crédit Agricole.
Où trouver les documents officiels et fiables ?
Les sources de référence pour les programmes de prévention nutrition sont institutionnelles et gratuites. Voici les principales :
- mangerbouger.fr : site grand public du PNNS, recommandations et outils pratiques.
- Santé publique France : synthèses scientifiques et documents PDF sur la nutrition et la santé publique.
- Ministère chargé de la Santé : textes officiels du PNNS 5 (2026-2030).
- Assurance Maladie (ameli.fr) : conseils de prévention et dispositifs d’accompagnement.
Ces sources permettent de distinguer les recommandations validées des informations non fiables qui circulent en ligne, notamment autour des régimes restrictifs.
La prévention par la nutrition est une démarche de long terme, faite d’ajustements réalistes plutôt que de contraintes. En vous appuyant sur les repères du PNNS et sur l’accompagnement de professionnels, ces repères peuvent vous aider à prendre soin de votre bien-être au quotidien, quel que soit votre âge. Pour savoir si votre complémentaire santé propose ces services, nos conseillers Crédit Agricole sont à votre disposition pour faire le point ou réaliser un devis.
À SAVOIR
Article à caractère informatif et publicitaire.
Les informations présentes dans cet article ne revêtent aucun caractère contractuel et sont données à titre purement indicatif et n’engagent pas la responsabilité du Crédit Agricole ; elles n’ont en aucun cas vocation à se substituer aux connaissances et compétences du lecteur. Il est vivement recommandé de solliciter les conseils d’un professionnel. Certains produits et services mentionnés dans cet article peuvent être commercialisés par le Crédit Agricole : renseignez-vous sur leur disponibilité dans votre Caisse régionale immatriculée auprès de l’ORIAS en qualité de courtier d’assurance (mentions disponibles sur www.mentionscourtiers.credit-agricole.fr. La souscription à ces produits et services peut être soumise à conditions ou à la réglementation en vigueur, ainsi qu’à l’étude et à l’acceptation de votre dossier par votre Caisse régionale. Le contrat d’Assurance Complémentaire Santé est assuré par PACIFICA, S.A., filiale d’assurances dommages de Crédit Agricole Assurances. PACIFICA, S.A. au capital entièrement libéré de 455 455 425 €, entreprise régie par le Code des assurances. Siège social : 8-10 Boulevard de Vaugirard – 75724 Paris Cedex 15 – RCS Paris 352 358 865 – N° de TVA : FR 95 352 358 865.





