Un dîner entre amis, un verre avalé un peu vite, un fou rire… et voilà qu’un « hic » intempestif s’invite à la table. Le hoquet, ce réflexe aussi banal qu’irritant, nous surprend toujours au mauvais moment.
Bénin dans la majorité des cas, il peut pourtant s’éterniser et devenir un vrai problème de santé.
Qu’est-ce que le hoquet ?
Le hoquet est une contraction involontaire et répétée du diaphragme, suivie de la fermeture brutale des cordes vocales, d’où ce fameux « hic ». Le phénomène est généralement bénin. Mais il peut être déclenché par plusieurs facteurs :
- une ingestion rapide de nourriture ou de boissons gazeuses,
- un changement brusque de température dans l’estomac (par exemple, boire un soda glacé),
- une consommation d’alcool,
- une émotion forte (stress, excitation, fou rire).
Dans la majorité des cas, le hoquet dure quelques minutes. On parle de hoquet persistant lorsqu’il dure plus de 48 heures et de hoquet réfractaire au-delà d’un mois. Ces formes prolongées, beaucoup plus rares, nécessitent une consultation médicale car elles peuvent révéler une pathologie sous-jacente (atteinte neurologique, reflux gastro-œsophagien sévère, etc.).
Comment arrêter le hoquet rapidement ?
Faire peur, mettre un glaçon sur le nombril, boire à l’envers… On a tous entendu ces conseils que rien n’étaye réellement. Et s’il n’existe pas de méthode universelle, plusieurs techniques simples peuvent toutefois aider à vraiment stopper le hoquet bénin :
- Retenir sa respiration pendant 10 à 20 secondes : cela augmente le taux de CO₂ dans le sang et peut calmer le diaphragme.
- Boire un grand verre d’eau froide, lentement ou d’un seul trait, pour stimuler le nerf vague.
- Avaler du sucre en morceaux ou en poudre, une astuce souvent citée par les médecins, car elle provoque une stimulation sensorielle soudaine.
- Se pencher en avant ou ramener les genoux contre la poitrine pour comprimer légèrement le diaphragme.
- Mordre un citron ou sucer un glaçon, afin de créer une stimulation sensorielle soudaine.
Ces techniques reposent toutes sur un même principe : stimuler les nerfs qui contrôlent le diaphragme (nerf vague et nerf phrénique) afin de casser le cycle du hoquet.
Quand s’inquiéter d’un hoquet qui dure ?
Quand faut-il consulter ?
Le hoquet est le plus souvent bénin, mais il peut devenir un signe d’alerte lorsqu’il s’éternise. Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), il faut consulter un médecin si :
- le hoquet dure plus de 48 heures,
- il est associé à des douleurs thoraciques, abdominales ou des troubles neurologiques,
- il empêche de dormir ou de s’alimenter correctement.
Dans ces cas-là, le médecin cherchera une cause sous-jacente : reflux gastro-œsophagien, effet secondaire d’un médicament, atteinte neurologique (comme une irritation du nerf phrénique ou vague), voire une pathologie plus grave (atteinte du système nerveux central). Des examens complémentaires peuvent être prescrits (endoscopie, imagerie médicale).
Les traitements médicaux possibles
Pour les formes persistantes, plusieurs traitements existent :
- Médicaments : certains anti-nauséeux (comme le métoclopramide), antiépileptiques (gabapentine) ou sédatifs (baclofène) peuvent être utilisés sous prescription.
- Infiltration du nerf phrénique : dans les cas rares et sévères, une intervention ciblée peut être envisagée.
Ces prises en charge sont réservées aux cas graves, très loin du simple hoquet ponctuel.
À SAVOIR
Le record mondial du plus long hoquet est détenu par un Américain, Charles Osborne, qui a eu le hoquet pendant 68 ans, de 1922 à 1990, selon le Guinness World Records.




