Blues de la rentrée : 6 conseils pour reprendre en douceur 

le 25 août 2026 à 10h26
Une femme de retour au travail qui peine à retrouver le rythme après ses vacances.
Et vous, avez-vous aussi du mal à reprendre le rythme après les vacances ? © Magnific
Fini les grasses matinées, les apéros qui s’éternisent et les journées sans stress. Avec la fin des vacances, boulot, réveil et agenda reprennent leurs droits. Si cette rentrée vous met le moral dans les chaussettes, pas de panique : voici six conseils pour reprendre le rythme... sans trop déprimer.
Sommaire

Le retour de vacances est souvent synonyme de petit coup de blues… voire de grosse déprime pour certains ! Il est vrai que le come-back au turbin quotidien est rarement une partie de plaisir. Brutalement, le réveil recommence à sonner et les obligations professionnelles (ou familiales) reviennent au premier plan. Le contraste peut se traduire par de la nostalgie, une baisse d’énergie, de l’irritabilité, du stress ou simplement l’envie très modérée d’ouvrir sa boîte mail. 

Nos 6 conseils pour éviter le coup blues de la rentrée 

Ne cherchez pas à être à 100 % dès le premier jour

Premier piège de la rentrée : vouloir tout rattraper immédiatement. Les mails accumulés, les dossiers laissés en attente, les courses, les rendez-vous, les inscriptions des enfants… Le cerveau, lui, sort parfois encore tout juste du transat. La meilleure stratégie consiste donc à réinstaller progressivement une organisation quotidienne, plutôt qu’à remplir chaque case de son agenda dès les premiers jours.

Selon Psycom, organisme public d’information sur la santé mentale, organiser ses journées et savoir à l’avance comment elles vont se dérouler peut contribuer à limiter l’incertitude et le stress. Mettre en place quelques routines simples permet également d’économiser son énergie. Concrètement, mieux vaut commencer par quelques objectifs réalistes et prioritaires, puis retrouver progressivement son rythme de croisière. Le monde ne devrait pas s’effondrer si toute la « to-do list » de septembre n’est pas cochée avant mardi midi.

Recalez votre sommeil avant de recaler toute votre vie

Les vacances ont cette petite tendance à malmener les horaires. On se couche plus tard, on se lève plus tard et le réveil devient progressivement un objet décoratif. Le problème, c’est que le retour brutal à des horaires matinaux peut accentuer la fatigue au moment même où l’on aurait besoin d’énergie pour reprendre. L’idée n’est donc pas de se coucher à 21 heures la veille de la reprise en espérant un miracle, mais de retrouver des horaires de coucher et de lever réguliers.

Et pour aider votre corps à retrouver ses repères, quelques habitudes peuvent faciliter ce recalage. Le ministère de la Santé rappelle notamment que s’exposer à la lumière naturelle le matin aide notre horloge biologique à réguler le rythme veille-sommeil. À l’inverse, le soir, mieux vaut lever le pied sur les écrans et les sollicitations qui vont avec : réseaux sociaux, vidéos, mails professionnels… Psycom recommande également de retrouver, autant que possible, des horaires et des rituels réguliers au coucher comme au réveil.

Prolongez un peu l’esprit des vacances

Reprendre le travail ne signifie pas obligatoirement mettre tout ce qui faisait du bien pendant les vacances sous clé jusqu’à l’été prochain. Balade après le travail, dîner avec des amis, lecture en terrasse, jardinage, cinéma, sortie en famille… continuer à programmer des activités plaisantes permet de ne pas faire de la rentrée une longue succession d’obligations.

Ce n’est pas seulement une question de confort. Parmi les comportements favorables à la santé mentale, Psycom recommande notamment de continuer à faire des choses que l’on aime et de rester régulièrement en contact avec ses proches. L’OMS conseille d’ailleurs de maintenir les activités que l’on apprécie et conserver des liens avec ses amis et sa famille font partie des mesures utiles pour prendre soin de son équilibre psychique. La rentrée n’a donc pas besoin d’être une rupture totale. Septembre peut aussi avoir des week-ends, des terrasses et des bons moments.

Remettez aussi votre corps en mouvement

Pour chasser un peu le coup de mou de la rentrée, bouger peut faire beaucoup de bien. Et inutile de ressortir immédiatement les chaussures de running ou de prendre un abonnement à la salle : 

  • marcher davantage, 
  • se déplacer à vélo, 
  • jardiner,
  • préférer les escaliers à l’ascenseur.

Le ministère de la Santé recommande aux adultes au moins 30 minutes d’activité physique dynamique par jour, par exemple de la marche rapide. Il conseille aussi de limiter les longues périodes passées assis et de penser à se lever régulièrement au cours de la journée. Car les bénéfices ne s’arrêtent pas aux muscles ou au cœur. Selon le ministère de la Santé, une activité physique régulière aide également à mieux dormir, à réduire le stress et l’anxiété et à renforcer l’estime de soi. Elle contribue aussi à prévenir les états dépressifs.

Pas besoin, donc, de transformer septembre en préparation pour les Jeux olympiques. Une marche quotidienne, un trajet à vélo ou quelques habitudes plus actives peuvent déjà aider à retrouver du rythme et à s’aérer la tête. Et tant que les journées le permettent, autant en profiter dehors.

Prévoyez déjà votre prochaine pause

Les vacances sont à peine terminées qu’on vous conseille déjà de penser aux suivantes ? Oui, et ce n’est pas seulement pour se faire plaisir. Prévoir un week-end, quelques jours de congé ou même une journée loin du quotidien permet d’avoir un prochain moment agréable à attendre, plutôt que de regarder septembre comme le début d’un long tunnel. Pas besoin pour autant de réserver quinze jours à l’autre bout du monde. Un week-end chez des proches, une escapade à la campagne ou quelques jours prévus pendant l’automne peuvent suffire. L’important est surtout d’avoir quelque chose de plaisant inscrit dans l’agenda.

Une étude publiée en 2010 dans la revue scientifique Applied Research in Quality of Life, menée auprès de 1 530 adultes néerlandais, a justement observé que les personnes qui s’apprêtaient à partir en vacances rapportaient un niveau de bonheur supérieur à celles qui ne prévoyaient pas de partir. Pour les chercheurs, cette différence s’expliquait notamment par l’anticipation du séjour à venir.

Profitez de la rentrée pour identifier ce qui vous pèse vraiment

Le petit coup de mou de la rentrée peut simplement venir de la fin des vacances et du changement brutal de rythme. Mais s’il persiste plusieurs jours, devient particulièrement intense ou revient systématiquement à l’idée de reprendre le travail, mieux vaut ne pas tout mettre sur le dos de septembre.

Une forte anxiété avant d’aller travailler, une fatigue qui ne passe pas, des difficultés à dormir, une irritabilité inhabituelle ou une perte de motivation peuvent inviter à chercher ce qui pèse réellement. Surcharge professionnelle, tensions au travail, manque de sommeil, difficultés personnelles, perte de sens… La rentrée peut parfois remettre en lumière des problèmes que les vacances avaient temporairement relégués au second plan.

Prenez donc le temps d’observer comment vous vous sentez une fois les premiers jours de reprise passés. Le moral remonte à mesure que le rythme revient ? Le blues était probablement passager. Le mal-être reste présent et commence à peser sur votre quotidien ? Il mérite davantage d’attention. L’idée n’est évidemment pas de s’inquiéter au premier réveil difficile. Mais avoir un petit cafard parce que les vacances sont terminées et souffrir d’une dépression sont deux choses bien différentes. C’est notamment la durée, l’intensité des symptômes et leur impact sur la vie quotidienne qui doivent alerter.

Blues de la rentrée ou burn-out : où est la limite ?

Avoir envie de faire demi-tour devant la porte du bureau après trois semaines de vacances n’a rien d’exceptionnel. Mais si le simple fait de reprendre le travail provoque un épuisement intense, une forte anxiété ou un sentiment de rejet qui ne s’atténue pas, il peut être utile de regarder au-delà du traditionnel blues de la rentrée.

Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, est directement lié au travail. La Haute Autorité de santé (HAS) le décrit comme un épuisement physique, émotionnel et mental résultant d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel. Il ne s’agit donc pas simplement d’être fatigué après une semaine chargée. Certains signes peuvent mettre la puce à l’oreille : 

  • fatigue persistante qui ne disparaît pas avec le repos,
  • troubles du sommeil, 
  • irritabilité, 
  • difficultés à se concentrer, 
  • perte de motivation, 
  • sentiment d’être dépassé,
  • détachement croissant vis-à-vis de son travail. 

Des symptômes physiques, comme des maux de tête, des tensions musculaires ou des troubles digestifs, peuvent également accompagner cet épuisement, rappelle la HAS. Les vacances peuvent d’ailleurs agir comme un révélateur. Après avoir enfin décroché et récupéré un peu, le retour dans un environnement professionnel difficile peut faire ressurgir brutalement le mal-être. Alors, si la reprise reste insupportable une fois les premiers jours passés, que l’épuisement s’installe ou que le travail commence sérieusement à affecter votre santé, mieux vaut en parler à un médecin, notamment au médecin du travail. Le blues de la rentrée finit généralement par passer. L’épuisement professionnel, lui, ne se règle pas simplement en attendant les prochaines vacances.

À SAVOIR 

Le burn-out n’est pas considéré par l’OMS comme une maladie à part entière, mais comme un phénomène lié au travail. Dans la Classification internationale des maladies (CIM-11), il désigne un syndrome résultant d’un stress chronique au travail qui n’a pas été correctement géré. 

Image de Marie Briel
Marie Briel
Journaliste Ma Santé. Après un début de carrière en communication, Marie s’est tournée vers sa véritable voie, le journalisme. Au sein du groupe Ma Santé, elle se spécialise dans le domaine de l'information médicale pour rendre le jargon de la santé (parfois complexe) accessible à tous.

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