Une femme qui tient sa jambe pour éviter qu'elle ne bouge à cause du syndrome des jambes sans repos.
Entre 2 et 3 % de la population seraient touchés de façon chronique, et entre 6 et 7 % de façon plus occasionnelle.

Le calme de la nuit devrait ĂŞtre un moment de repos et de rĂ©gĂ©nĂ©ration pour le corps et l’esprit. Cependant, pour ceux qui souffrent du syndrome des jambes sans repos (SJSR), connu aussi sous le nom de maladie de Willis-Ekbom, cette tranquillitĂ© peut se transformer en un dĂ©fi constant. Mouvements incontrĂ´lĂ©s, fourmillements ou encore picotements, le SJSR s’accompagne de troubles du sommeil. En quoi consiste rĂ©ellement ce syndrome des jambes sans repos ? Existe-t-il des traitements ?

Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) peut toucher des individus de tout âge, mais il est plus courant chez les adultes d’âge moyen. CaractĂ©risĂ© par des envies irrĂ©pressible de bouger les jambes, ce syndrome s’avère très handicapant pour les personnes qui en souffrent. Ce trouble devient plus frĂ©quent Ă  mesure que l’on vieillit, affectant environ 7 Ă  11 % des adultes. De plus, les femmes prĂ©sentent deux fois plus de risques d’en ĂŞtre affectĂ©es que les hommes.

Qu’est-ce que le syndrome des jambes sans repos ?

Le syndrome des jambes sans repos, connu aussi sous le nom de maladie de Willis-Ekbomest ou “impatiences nocturnes”, est un trouble neurologique caractĂ©risĂ© par un besoin impĂ©rieux de bouger les jambes. Le trouble est accompagnĂ© de sensations très dĂ©sagrĂ©ables dans les membres infĂ©rieurs. Ces sensations, dĂ©crites comme des picotements, des fourmillements, voire des dĂ©charges Ă©lectriques, peuvent varier en intensitĂ© et en frĂ©quence. Ce besoin de mouvement est pĂ©riodique. Il survient souvent au repos, en particulier le soir et la nuit, susceptible d’entrainer des troubles du sommeil.

D’où provient ce syndrome ?

Les causes de ces “impatiences nocturnes” ne sont pas encore clairement dĂ©finies. Bien qu’une combinaison de facteurs gĂ©nĂ©tiques et environnementaux puisse entrer en jeu, les rĂ©elles origines ne sont pas connues. Ainsi, l’apparition de ce trouble est souvent liĂ©e Ă  d’autres pathologies.

Certaines maladies comme la sclĂ©rose en plaque ou la maladie de Parkinson peuvent favoriser l’apparition du syndrome des jambes sans repos. De plus, les femmes enceintes sont plus susceptibles d’ĂŞtre atteintes de ce trouble.

Quels sont les symptĂ´mes du syndrome des jambes sans repos ?

Un besoin urgent de bouger leurs jambes, des sensations de fourmillements, de picotements ou mĂŞme de courant Ă©lectrique : gĂ©nĂ©ralement, ces symptĂ´mes affectent les deux jambes, parfois une seule. MĂŞme si les personnes atteintes de ce syndrome ne se rendent pas compte qu’elles se rĂ©veillent, les impatiences entraĂ®nent souvent de brefs rĂ©veils de quelques secondes.

Ce genre de mouvements brusques peuvent être très perturbants pour leur conjoint. Ces épisodes se produisent par intermittence, durant de cinq à vingt minutes, avec des mouvements se produisant toutes les trente secondes environ. Ces perturbations rendent le sommeil compliqué et peu réparateur. Cet impact sur le sommeil influe fortement sur le bien-être psychologique des personnes qui en souffrent.

Comment diagnostiquer le syndrome des jambes sans repos ?

Identifier le syndrome des jambes sans repos peut ĂŞtre un dĂ©fi de taille. Le mĂ©decin interroge le patient sur ses symptĂ´mes, leur apparition, leur intensitĂ© et les antĂ©cĂ©dents familiaux pour poser un diagnostic. Les symptĂ´mes n’Ă©tant pas spĂ©cifiques au SJSR, ils sont souvent associĂ©s Ă  d’autres pathologies, susceptible d’entrainer une errance thĂ©rapeutique très longue. Ainsi, aucuns traitements ne soulagent les douleurs et les sensations associĂ©es. Il peut s’Ă©couler plus de dix ans entre l’apparition des premiers symptĂ´mes et le diagnostic.

Bien qu’il n’existe pas de remède dĂ©finitif pour le syndrome des jambes sans repos, il existe des options de traitement et de gestion des symptĂ´mes associĂ©s.

Si symtpômes sont persistants et trop forts, des médicaments peuvent être prescrits par un médecin. Cela peut soulager les symptômes associés sans les supprimer.

  • Agents dopaminergiques : ces agents stimulent les rĂ©cepteurs de la dopamine dans le cerveau.
  • AntiĂ©pileptiques : les mĂ©dicaments traitent les mouvements involontaires des jambes. Ainsi, ils peuvent les agitations noturnes et apaiser le sommeil.
  • SĂ©datifs : selon les pathologies, ils amĂ©liorent le sommeil. GĂ©nĂ©ralement, ils sont rĂ©servĂ©s aux cas les plus graves en raison du risque de dĂ©pendance et des effets secondaires.
  • OpioĂŻdes : les opioĂŻdes sont largement connus pour soulager les douleurs insupportables ou rĂ©pĂ©tĂ©es. Ils sont eux aussi rĂ©servĂ©s aux cas graves puisqu’ils entrainent plusieurs effets indĂ©sirables.

Si vous ressentez des symptômes de picotements, de décharges électriques ou une envie incontrôlable de bouger les jambes, prenez rendez-vous avec votre médecin. Un diagnostic précoce permet une meilleure prise en charge du syndrome des jambes sans repos.

Ă€ SAVOIR

Parmi les 7 % à 11 % de la population touchée par le syndrome des jambes sans repos, seulement 25 % de ces cas sont considérés comme cliniquement invalidants et nécessitent un traitement.

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Marie Briel
Journaliste Ma Santé. Après un début de carrière en communication, Marie s’est tournée vers sa véritable voie, le journalisme. Au sein du groupe Ma Santé, elle se spécialise dans le domaine de l'information médicale pour rendre le jargon de la santé (parfois complexe) accessible à tous.

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