Canicule cet été : Nîmes , ville la plus chaude de France

le 4 septembre 2026 à 12h30
La ville de Nîmes sous le soleil de plomb d'une canicule de l'été 2026.
Et vous, votre ville figure-t-elle parmi les plus chaudes ? © Depositphotos
Si vous avez passé une partie de l’été à Nîmes, votre impression de vivre dans une étuve n’était pas tout à fait exagérée. D’après un classement réalisé par Gîtes.fr à partir des relevés des stations Météo-France, la préfecture du Gard affiche la température maximale quotidienne moyenne la plus élevée entre le 1er juillet et le 17 août 2026, avec 36,64 °C. Carpentras et Avignon complètent un podium largement dominé par le sud de la France, au terme d’un été désormais officiellement reconnu comme le plus chaud jamais mesuré dans l’Hexagone.
Sommaire

Il a fait chaud. Très chaud, même. Et ce n’est pas fini avec un nouvel épisode caniculaire annoncé à partir de ce vendredi 4 septembre 2026. Une nouvelle poussée de fièvre qui n’a rien d’anodine. L’été 2026 est désormais officiellement le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900. Selon le bilan publié par Météo-France le 3 septembre, la température moyenne nationale sur les trois mois de juin, juillet et août a atteint 24 °C, soit 3,6 °C au-dessus de la normale 1991-2020. L’ancien été de référence, celui de 2003, est relégué assez loin derrière avec une anomalie de +2,7 °C.

Mais toutes les villes n’ont évidemment pas chauffé de la même manière. Pour savoir lesquelles ont connu les après-midi les plus brûlants, Gîtes.fr a passé au crible les relevés quotidiens des stations Météo-France entre le 1er juillet et le 17 août 2026. Pour chaque grande ville disposant d’une station, la plateforme a calculé la moyenne des températures maximales quotidiennes sur cette période. Et à ce petit jeu-là, c’est Nîmes qui monte sur la plus haute marche du podium.

Canicule 2026 : où a-t-il fait le plus chaud en France ?

Nîmes, Carpentras et Avignon sur un podium brûlant

Avec 36,64 °C, Nîmes arrive donc en tête du classement. Cela ne signifie pas qu’il faisait 36,64 °C en permanence à Nîmes, ni qu’il s’agit de la température moyenne de l’été. Il correspond à la moyenne des maximales enregistrées chaque jour pendant la période étudiée. Autrement dit, on s’intéresse ici à la chaleur atteinte au moment le plus chaud des journées.

Et certaines ont été particulièrement corsées. À la station de Nîmes-Courbessac, le thermomètre est ainsi monté jusqu’à 41,5 °C le 8 juillet, selon les données reprises dans l’analyse. Juste derrière, Carpentras affiche une maximale quotidienne moyenne de 36,10 °C, avec un pic de 39,9 °C le 13 août. Avignon complète le podium à seulement deux petits centièmes de degré, avec 36,08 °C et une pointe à 39,7 °C le 7 juillet. Un podium qui tient donc dans un mouchoir de poche entre les deux villes vauclusiennes, tandis que Nîmes conserve une avance plus confortable.

Quelles sont les 10 villes les plus chaudes ?

Sans grande surprise, il faut regarder vers le sud pour trouver l’essentiel du classement. Derrière le trio de tête apparaissent Aix-en-Provence, Orange, Albi, Aubenas, Salon-de-Provence, Marignane et Istres. Le Top 10 établi par Gîtes.fr donne ainsi :

  • Nîmes avec 36,64 °C
  • Carpentras avec 36,10 °C
  • Avignon avec 36,08 °C
  • Aix-en-Provence avec 36,06 °C
  • Orange avec 35,98 °C
  • Albi avec 35,64 °C
  • Aubenas avec 35,50 °C
  • Salon-de-Provence avec 35,45 °C
  • Marignane avec 35,32 °C
  • Istres avec 35,24 °C

Au total, sept villes sur les dix premières se trouvent en Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’Occitanie place Nîmes et Albi dans le classement tandis qu’Auvergne-Rhône-Alpes est représentée par Aubenas. Le classement montre surtout à quel point les maximales ont été durablement élevées dans le Sud-Est. Entre Nîmes, première, et Istres, dixième, l’écart n’est que de 1,40 °C.

Le record absolu de chaleur n’a pourtant pas été enregistré à Nîmes

Le classement de Gîtes.fr mesure la répétition de journées très chaudes sur plusieurs semaines et non le record atteint pendant quelques heures. Sur la période analysée, le pic le plus élevé mentionné dans l’étude est de 42,2 °C à Brive-la-Gaillarde le 29 juillet. Nîmes se distingue donc moins par un coup de chaud isolé que par la persistance de maximales particulièrement élevées.

Autre précision méthodologique, les petites communes et les aérodromes isolés ont été exclus du classement. Gîtes.fr cite notamment Le Luc, dans le Var, où la maximale quotidienne moyenne atteignait pourtant 36,95 °C sur la période étudiée.

Sur les côtes, la mer a limité la surchauffe

Toutes les villes du Sud ne sont pas logées à la même enseigne. La proximité immédiate de la mer peut en effet limiter les températures maximales en journée. Dans son analyse, Gîtes.fr souligne notamment le cas de Nice, seulement 80e du classement, malgré sa situation sur la Côte d’Azur.

À l’autre extrémité du thermomètre, les littoraux de la Manche, de la mer du Nord et de l’Atlantique ont bénéficié de conditions globalement plus tempérées sur la période. Les maximales quotidiennes moyennes atteignaient par exemple 23,1 °C à Dieppe, 24,1 °C à Dunkerque, 24,3 °C à Cherbourg et 26,5 °C à Brest. Dunkerque n’aurait même pas dépassé 29,4 °C durant la période considérée. Cela ne signifie pas que ces régions ont totalement échappé aux fortes chaleurs. Le Havre a notamment atteint 36,7 °C et Caen 37,3 °C au plus fort d’un épisode.

Fortes chaleurs : un été 2026 qui entre dans l’histoire

Déjà en juin, le thermomètre s’était emballé. Météo-France a classé juin 2026 comme le mois de juin le plus chaud jamais enregistré dans le pays, avec une température moyenne de 22,7 °C et une anomalie de +3,8 °C. Une canicule précoce et particulièrement intense avait débuté le 17 juin. Jusqu’à 72 départements avaient été placés en vigilance rouge canicule, du jamais-vu depuis la création de cette vigilance en 2004. Juillet n’a guère offert de répit. Avec une température moyenne nationale de 24,9 °C, il est devenu le mois le plus chaud jamais mesuré en France, tous mois confondus, devant août 2003 à 24,8 °C. Les températures moyennes se situaient 3,8 °C au-dessus des normales et, pour les seules maximales, l’anomalie atteignait même +5,2 °C.

Sur l’ensemble de l’été, Météo-France comptabilise finalement 53 jours appartenant à une vague de chaleur, contre 33 durant l’été 2022, précédent record. Plus parlant encore, 90 % du territoire français a connu au moins une température maximale de 35 °C ou plus et 45 % a franchi au moins une fois la barre des 40 °C. 

Canicules à répétition : comment notre corps s’adapte-t-il ? 

Fortes chaleurs, comment protéger sa santé ?

Quand le thermomètre s’emballe, notre organisme doit travailler davantage pour maintenir sa température autour de 37 °C. Et lorsque la chaleur se prolonge, il peut finir par ne plus suivre. Déshydratation, fatigue, malaise, crampes ou coup de chaleur peuvent alors survenir. Pour limiter les risques pendant les journées les plus chaudes, quelques réflexes simples sont recommandés :

  • boire régulièrement de l’eau, sans attendre d’avoir soif ;
  • rester au frais plusieurs heures dans la journée ;
  • fermer volets et fenêtres en journée lorsqu’il fait plus chaud dehors et aérer dès que la température baisse ;
  • éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes ;
  • limiter l’alcool, qui favorise la déshydratation ;
  • prendre des nouvelles des personnes fragiles ou isolées autour de soi.

Et les personnes âgées ne sont pas les seules à devoir redoubler de prudence. Les nourrissons, les femmes enceintes, les personnes atteintes de maladies chroniques, celles prenant certains médicaments et les travailleurs exposés à la chaleur font également partie des publics les plus vulnérables.

Les signes qui doivent alerter

Une fatigue inhabituelle, des maux de tête, des vertiges, des nausées, des crampes ou une soif intense doivent inciter à se mettre rapidement au frais et à s’hydrater. En revanche, une température corporelle très élevée accompagnée de troubles de la conscience peut être le signe d’un coup de chaleur, une urgence médicale.

Et pas besoin d’attendre que le thermomètre atteigne 40 °C pour prendre ses précautions. La répétition des journées chaudes et des nuits durant lesquelles l’organisme récupère difficilement peut également peser sur la santé. Après un été 2026 marqué par des maximales particulièrement élevées à Nîmes, Carpentras ou Avignon, c’est justement cette chaleur qui s’installe dans la durée qui mérite toute notre attention.

À SAVOIR 

Dans la nuit du 8 au 9 juillet 2026, la température n’est pas descendue sous les 30,6 °C à Vivès, dans les Pyrénées-Orientales, établissant un record de température minimale nocturne en France métropolitaine et en Corse.

Image de Marie Briel
Marie Briel
Journaliste Ma Santé. Après un début de carrière en communication, Marie s’est tournée vers sa véritable voie, le journalisme. Au sein du groupe Ma Santé, elle se spécialise dans le domaine de l'information médicale pour rendre le jargon de la santé (parfois complexe) accessible à tous.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Partagez sur