Deux femmes après 40 ans avec de la graisse adbominale.
La graisse abdominale peut devenir tenace après 40 ans, alors attention à votre assiette ! © Freepik

À partir de 40 ans, la silhouette change : une petite bouée s’installe autour de la taille, même sans changer d’alimentation. Est-ce une fatalité ? Pas tout à fait. On vous explique. 

On a beau faire attention à son assiette et bouger un minimum, il y a un moment où la ceinture commence à tirer. Et généralement, c’est vers la quarantaine que cela commence. Ce changement n’est pas anodin. Il reflète plusieurs bouleversements physiologiques profonds.

Selon l’INSERM, plus de 60 % des Français de plus de 40 ans prennent du poids, en particulier autour de l’abdomen. Or, cette graisse abdominale n’est pas simplement esthétique : elle peut aussi être un marqueur de santé.

C’est hormonal, docteur !

Chez les femmes, la ménopause est une période charnière : les œstrogènes baissent, et la graisse, autrefois répartie sur les hanches et les cuisses, migre vers le ventre. Chez les hommes aussi, le phénomène est hormonal : la testostérone chute lentement, ce qui favorise la prise de masse grasse, notamment au niveau abdominal.

Selon une étude publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology, la masse grasse abdominale augmente en moyenne de 20 % entre 40 et 60 ans chez les femmes.

Reste que les hommes sont tout aussi concernés, pour d’autres raisons qui leur sont propres.

Hormonal mais pas que 

  • Le métabolisme ralentit (et ce n’est pas votre faute) : après 40 ans, notre métabolisme de base diminue naturellement. On brûle moins de calories au repos, même si on ne change rien à nos habitudes. Alors, les excès s’installent plus facilement, surtout autour de la ceinture.
  • Le stress et le cortisol : à partir de la quarantaine, on cumule souvent plus de responsabilités professionnelles, familiales… Ce stress chronique augmente la sécrétion de cortisol, une hormone qui favorise le stockage de la graisse au niveau viscéral (autour des organes).
  • Le manque de sommeil : mal dormir dérègle les hormones de la faim et de la satiété. On mange plus, on bouge moins, et les kilos s’accumulent là où ils sont le moins désirés : sur le ventre.

Miser sur l’activité physique (intelligente)

Inutile de faire 1 000 abdos par jour. Un simple renforcement musculaire global couplé à un peu de cardio. Le but est de maintenir ou retrouver du muscle pour augmenter votre métabolisme de base.

  • Marche rapide, vélo, natation : excellent pour le cœur et la combustion des graisses.
  • Pilates, gainage, yoga dynamique : parfaits pour renforcer la sangle abdominale en profondeur.

Revoir son assiette sans frustration

Il ne s’agit pas ici de s’infliger un régime draconien, mais d’opérer une transformation douce et durable de son alimentation. Parce que oui, passé 40 ans, notre corps ne traite plus les excès comme avant. Chaque excès sucré ou gras a plus de chances d’être stocké, surtout au niveau du ventre.

  • Augmenter les fibres : légumes, légumineuses, céréales complètes.
  • Préférer les protéines maigres : elles rassasient et entretiennent les muscles.
  • Réduire les sucres raffinés et les produits ultra-transformés.
  • Éviter les faux amis : jus de fruits industriels, biscuits “light”, etc.

Dormir (vraiment) mieux

Le sommeil n’est pas un luxe : c’est un pilier de votre santé… et de votre tour de taille. En dormant peu ou mal, vous déréglez deux hormones essentielles à la gestion du poids : la ghréline, qui stimule l’appétit, et la leptine, qui signale la satiété. Résultat : vous mangez plus, souvent sans vous en rendre compte.

Un bon sommeil, c’est entre 7 et 9 heures par nuit. Cela suppose de s’offrir une routine régulière, d’éloigner les écrans avant le coucher (la lumière bleue freine la production de mélatonine), et d’opter pour un dîner léger, pauvre en graisses et facile à digérer. En prime : vous éviterez les ballonnements du lendemain matin.

Bouger… même assis !

Pas le temps de faire du sport aujourd’hui ? Ce n’est pas une excuse. Même assis, vous pouvez solliciter vos muscles abdominaux. Contracter volontairement le ventre pendant quelques secondes, plusieurs fois par jour.

Cet exercice discret peut se pratiquer au bureau, en voiture, dans les transports ou devant la télé. Il permet d’activer le transverse de l’abdomen, un muscle profond essentiel à la posture et à la tonicité du ventre. 

Alors, on vous voit venir, oui, certains sont génétiquement plus enclins à stocker la graisse sur le ventre. Mais cela n’annule pas l’impact de l’alimentation, du mouvement, du sommeil et du stress. En d’autres termes, la génétique vous tend la perche, mais ce sont vos habitudes qui décident de la suite.

À SAVOIR

Selon Santé publique France, un excès de graisse viscérale augmente significativement le risque de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et même de certains cancers. Elle est donc un marqueur de risque à surveiller de près, notamment en cas de tour de taille supérieur à 88 cm chez les femmes et 102 cm chez les hommes.

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Marie Briel
Journaliste Ma Santé. Après un début de carrière en communication, Marie s’est tournée vers sa véritable voie, le journalisme. Au sein du groupe Ma Santé, elle se spécialise dans le domaine de l'information médicale pour rendre le jargon de la santé (parfois complexe) accessible à tous.

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